Boulevard de la Mort

8 juin, 2007

boulevarddelamort.jpg

Pourquoi ? Pourquoi, Seigneur, est-ce que je me fais avoir (presque) à chaque fois par Tarantino ? Peut-être est-ce à cause des promesses que font ses films, vendus comme des moments de fun cinématographique absolu (matez un peu l’affiche !) ? Peut-être est-ce à cause de ses talents de réalisateur, parce qu’il en a, l’animal ? Ou bien peut-être est-ce la faute à sa tronche de cartoon sous acide ? Toujours est-il que, exception faîte de Kill Bill vol.1, je pense à chaque fois voir un bon film et je me retrouve à me faire chier devant une péloche bavarde et… bah non, en fait, son seul vrai GROS et ENORME problème sont les dialogues, sa marque de fabrique. Et moi, les persos qui parlent pendant une heure et demie pour ne rien dire et laisser l’histoire stagner, je n’appelle pas ça un moment de fun cinématographique absolu. Boulevard de la Mort correspondant parfaitement à cette description.

« Deux groupes de filles vont faire la rencontre, malheureuse, de Stuntman Mike, un ancien cascadeur qui, au volant de sa voiture à l’épreuve de la Mort (Death Proof, le titre en v.o.), aime à écraser les jeunes femmes comme d’autres les hérissons« .

Ça papote donc sévère dans ce film, autour de sujets dont l’intérêt vous fait frôler l’apopléxie cérébrale (sérieux, à un moment, je commençais à saigner des oreilles), et on se demande alors où sont passées les promesses d’un slasher avec, en lieu et place d’un couteau, d’une hache, ou d’une perçeuse, une voiture super flippante conduite par un véritable bad-ass motherfucker. Le bad-ass motherfucker (Kurt Russel, Snake Plissken forever) est bien là, c’est vrai, mais le slasher… je sais pas, peut-être j’ai dormi sans m’en rendre compte. Parce que mis à part une scène de meurtre exploitant son sujet et quelques éléments ici où là, le reste du film est tellement noyé sous ses dialogues que l’on a l’impression de regarder une version un peu trash de Sex and the City (sans mentir, les héroïnes passent plus de la moitié du film autour de tables diverses, à boire et à parler). Quand, en plus, les dialogues sont débités par des personnages inintéressants au possible (mention spéciale à Zoe Bell, cascadeuse de son état jouant son propre rôle et trouvant le moyen de mal le jouer) (mais alors vraiment, VRAIMENT mal), on a vite fait de décrocher et d’attendre simplement que ça veuille bien finir.

Par contre, côté technique, il n’y a rien à redire. Tarantino sait vraiment faire de la belle image et, si ça n’aide pas à rendre les dialogues plus digestes, ça porte par contre les autres scènes à un vrai niveau de plaisir sur pellicule. La mise à mort du premier groupe de pétasses (ne voyez pas là l’expression d’un sexisme quelconque : ce sont vraiment des pétasses) est ainsi un pur bijou de montage, à la fois totalement chaotique et parfaitement ordonné. Autre excellent point : la course poursuite finale bien tendue, avec de belles cascades et de la bonne tôle froissée, et cela malgré ses héroïnes peu crédiblement hystériques et revanchardes. 

N’étant pas famillier des films GrindHouse, peut-être alors suis-je passé à côté de ce que le film voulait faire, ou reproduire. Peut-être même est-ce à dessein qu’il soit coupé en deux parties distinctes, donnant l’impression de regarder deux moyen-métrages n’ayant en commun que le perso du méchant (ce qui devrait logiquement faire de lui le héros, mais comme on le voit moins que le derrière des actrices…). Ou bien encore, peut-être est-ce fait exprès qu’il soit nul et que c’est pour ça qu’il est bien, en réalité (?). Dans tous les cas, je me suis encore fait avoir par le sieur Tarantino avec ce film qui est une véritable arnaque. Espérons que le Planète Terreur de Rodriguez saura relever la barre (ce qui ne sera pas très dur).

boulevard3.jpg  boulevard1.jpg  boulevard2.jpg 

De la télé au ciné

6 juin, 2007

Il y a en ce moment plein d’annonces  de projets d’adaptation de dessins animés pour le grand écran. Alors, moi, je dis « pourquoi pas ? », on attend bien l’adaptation de Dragon Ball Z depuis des années (faisable ou pas ?) ! Surtout que l’un de ces projets est chapeauté par les frères Wachowski (Matrix) en personne, ce qui rend la chose tout de suite encore plus intéressante. Sauf que…

speedraceranime.jpg

Sauf que leur projet est d’adapter Speed Racer, une espèce de Michel Vaillant à la japonaise que je n’ai même jamais vu. En plus, une histoire de course automobile, ça ne fait presque jamais un bon film… On va leur laisser le bénéfice du doute, parce que ce sont des réalisateurs quand même assez talentueux, mais le look des personnages fait vraiment pitié et ça fait peur quand on lit l’histoire. Grosso merdo, c’est la même que celle du film Michel Vaillant (bah tiens ! comme quoi ça s’annonce pas terrible) avec une écurie de gentils, une écurie de méchants et des voitures qui roulent vite. Originalité, quand tu nous tiens ! Espérons que le look du film sera donc à la hauteur, avec un tournage entièrement sur fond vert à la Sin City et des voitures à 100% du temps en images de synthèse. Le casting est fait (Matthew Fox de Lost devrait faire le méchant, si j’ai bien compris), manque plus que de voir les premières images. En attendant, voici celle de la voiture du gentil :

mach5teaser.jpg

Dans la série des adaptations « à voir le jour prochainement si elles se font », Warner Bros. annonce celles des Cosmocats (produit par Joel Silver, comme Speed Racer) et une nouvelle version de Musclor (qui ne s’appellera sûrement pas comme ça chez nous mais Les Maîtres de l’Univers, beaucoup plus classe) (le titre original est pas mieux : He-Man, qu’on pourrait traduire par « Lui l’Homme »…)… Même si ces séries profitent d’un fort capital sympathie grâce à la nostalgie, avouons que le look des héros va devoir être sérieusement retravaillé tant ils sont kitchs aujourd’hui. 

Quand je pense à ce qu’auraient pu faire les Wachowski avec Dragon Ball…  

Pour le plaisir des yeux…

6 juin, 2007

Parce que ça fait toujours plaisir de se faire plaisir, voici quelques affiches de films d’horreur à venir et qui rendent plutôt bien.

30daysposter.jpg

Pour les fanas de vampires, cette adaptation d’une graphic-novel s’avère plus qu’alléchante avec son histoire originale (je ne comprends pas d’ailleur pourquoi ça n’avait jamais été fait). Constatez-le vous même : dans un village perdu en Alaska, Josh Hartnett (sic) doit faire face à une invasion de vampires. Déjà, c’est chaud. Et pour compliquer la chose, nous sommes en hiver… là où une nuit peut durer 30 jours… les suceurs de sang vont se faire plaisir ! Bon, l’affiche-teaser ressemble un peu à celle de 300, mais avouez que ça reste excitant comme projet !

daywatch.jpg

On continue sur les vampires avec la suite de NightWatch, le blockbuster en 3 parties venu de la mère-patrie de Lénine et Tatu. Je ne sais pas de quoi parlera exactement le film (j’avoue, j’ai la flemme de chercher) mais je parie qu’il y aura encore une lutte entre le Bien et le Mal. C’est en tout cas ce que laisse entendre cette très jolie affiche.

shrooms.jpg

Voilà un film qu’on risque bien de ne jamais voir sur nos écrans, tant son histoire fait penser à celui d’une bonne grosse série Z des familles : une bande de jeunes va faire une virée dans la forêt à l’occasion de – 1/la fin des études 2/les vacances 3/un pari 4/une erreur de lecture de carte (cochez la bonne réponse) – et se fera déssouder par une espèce de champignon agressif et mutant… en même temps, X-Files avait réussi à fair un bon épisode avec ça, alors pourquoi pas ? Et en plus, l’affiche est bien stylée, alors…

blacksheep.jpg

Pour finir, revenons à nos moutons – dont je vous avais déjà parlé – avec cette affiche qui rappelle un le style de celle de Shaun of the Dead, la laine en plus. En tout cas, c’est très axé sur l’aspect comédie du film… Moi, je trouve que ça a l’air génial et j’ai hâte de voir ça.

 

Fire dances with me

6 juin, 2007

Image de prévisualisation YouTube

Des réalisateurs à la production

5 juin, 2007

Il arrive parfois (souvent) que des réalisateurs aient envie de gagner davantage d’argent, ou bien d’aider de jeunes talents. Et, dans les deux cas, la meilleure solution est de devenir producteur de films d’horreur. En voici deux exemples à venir :

Trick ‘r Treat :

trickrtreatteaserhd.jpg

Ici, c’est Bryan Singer (Usual Suspects, X-Men) qui s’occupe de mettre son nom sur l’affiche et de rassembler des fonds, pour un petit film d’horreur qui s’annonce bien sympathique avec son ambiance de fête d’Halloween. Le film racontera ainsi quatre histoires différentes qui s’entrecouperont lors du jour des morts, procédé qui peut être ô! combien casse-gueule mais qui, s’il est réussi, permettrait au film de s’offrir un rythme de folie. Surtout que l’ambiance des premières photos a un petit côté comédie very dark plutôt attrayant et qu’il y a la très mignonne Anna Paquin dedans, dans un très seyant costume de Petit Chaperon Rouge (X-Men).

trickrtreat10.jpg  trickrtreat13.jpg  trickrtreat20.jpg

  The Orphanage :

theorphanage.jpg

Guillermo Del Toro (Blade 2, Le Labyrinthe de Pan) au générique d’un film, ça ne peut vouloir dire qu’une chose : oooh yeah ! Pourtant, il faut rester méfiant car ce n’est pas parce qu’un réalisateur a fait d’excellents films d’horreur qu’il en produira d’autres du même accabit (qui a dit Sam Raimi ?… Boogeyman, c’est toi ! Vu !). Le scénario a donc l’air assez classique avec sa famille qui veut retaper un vieil orphelinat, histoire d’en faire un centre d’accueil pour enfants handicapés, et dont le fils va se faire un ami imaginaire plutôt flippant (l’épouvantail au-dessus), mais on compte bien sur Del Toro pour veiller à ce qu’il y ait du fond et de la forme de qualité dans le film. Et comme je vous aime bien, voici le premier teaser :

Image de prévisualisation YouTube

Shrek le troisième

4 juin, 2007

shrek3.jpg

Les plus féroces critiques à l’encontre des deux premiers Shrek prenaient pour cible son côté « parodie sans queue ni tête », grapillant dans tous les aspects de notre culture populaire pour créer ses gags plutôt que d’utiliser des formes de comédie plus « classiques » et « durables ». Ainsi, dans une cinquantaine d’années, la parodie de l’émission Cops dans Shrek 2 fera sûrement moins rire que les mouettes du Monde de Nemo. Mais il n’empêche que ces films étaient quand même bien fendards et remplissaient parfaitement leur mission.

Mais Shrek est maintenant à l’âge de la maturité. Finie l’époque où l’on se roulait dans la fange en mangeant du cérumen, désormais on aborde des sujets sérieux comme la mort (le vieux roi meurt… mais non, c’est pas du spoiler ! C’est le début de l’intrigue !), la natalité et la paternité (on a la confirmation que, lorsque des parents sont laids, eh bah leurs enfants le sont aussi), la vengeance, le devoir, l’échangisme (si, à un moment, le Chat Potté et l’Ane échangent de corps !),… En fait, on se retrouve avec un film plus « sérieux » que les opus précédents, plus classique. Alors, est-ce que Dreamworks veut marcher sur les traces de Pixar ?… Faut pas déconner, non plus.

Parce que Shrek reste malgré tout Shrek, et que même s’ils ont considérablement ralenti sur l’humour second/troisième degré, il en subsiste des restes plus qu’évidents. Mais ce qui était bien dans les deux autres, c’est que les gags de moins bonne qualité se perdaient au milieu de la cohue et que l’on trouvait donc toujours quelque chose auquel rire. Là, c’est beaucoup plus dur. Et ça se ressent fortement.

Alors par contre, sur le plan technique, force est d’avouer que c’est de la bel ouvrage ! Dreamworks Animation commence à avoir sacrèment d’expérience en matière d’animation 3D et, mine de rien, certaines expressions faciales (surtout sur les humains) sont bluffantes de réalisme… ou de naturel… je sais pas, mais même si la qualité du div-x était pas terrible (comme toujours, c’est pour ça que ça reste de la merde), c’était en tout cas super impressionnant ! Une bonne raison pour retourner le voir au cinéma (ou attendre un dvd-rip).

Mais les qualités techniques ne font pas un film, ça se saurait, et Shrek le troisième n’est donc qu’une production « sympa-sans-plus » qui aura fort à faire pour garder la dragée haute face à la concurrence. Surtout qu’il y a Ratatouille qui arrive…

Métro, crado, maso

4 juin, 2007

Une pitite news pour vous parler d’un film d’horreur particulièrement alléchant qui devrait sortir sur nos écrans en 2008, Midnight Meat Train. L’histoire d’un boucher qui fait des heures sup’ tard le soir, dans le métro. Midnight – meat- train… ok, j’ai saisi le topo.

midnightmeattrainteaser.jpg

Alors, pourquoi est-ce alléchant ? Bah parce que, si vous arrivez à le lire sur l’affiche-teaser (désolé, la qualité est pas top), ce film est né de l’esprit torturé de Clive Barker (Hellraiser, Candyman), déjà. Et ça fait plaisir. Et si vos yeux sont vraiment excellents, vous verrez que la réalisation est assurée par Ryuhei Kitamura (Versus, Godzilla Final Wars), un japonais un peu fou qui pourrait donner une réelle originalité au projet. Et ça c’est cool.

Mais ce que l’on ne voit pas sur l’affiche, c’est que le rôle du boucher/tueur sera tenu par Vinnie Jones (Snatch, X-Men 3), l’anglais avec une tête qui fait peur et plus connu sous le surnom de Tony Dents-de-Plomb. Un acteur avec une réelle aura de méchant tout en pouvant être sympathico-charismatique, et qui a toujours été sous-employé jusqu’ici. Le voir donc en tête d’affiche d’un film d’horreur prometteur, eh bah ça fait juste très envie.

vinniejones.jpg

Hostel – Chapitre 2

4 juin, 2007

hostelpart2.jpg 

Que penser d’Eli Roth, réalisateur de ce film ? Est-il un artisan sincère ou un VRP ingénieux ? Parce que s’il est vrai qu’il ne manque pas de talent, que ce soit dans la réalisation ou bien la promotion, ses films tiennent en revanche rarement leurs promesses (léger bémol en ce qui concerne Cabin Fever). C’était le cas avec Hostel premier du nom et ça l’est encore davantage avec sa suite, plus un remake (on remplace juste la bande de copains par une bande de copines) qu’une véritable suite d’ailleurs.

On retrouve donc dans cette séquelle les mêmes défauts que chez son prédécesseur, à savoir qu’on se fait chier pendant une grosse partie du film (c’est hallucinant tellement il se passe rien pendant presque une heure) pour enfin assister au carnage. Et là où la surenchère semblerait le choix logique d’une suite, déception, le film étant à mon goût moins gore que le premier. Bon, c’est vrai que le div-x n’était pas de top-qualité et l’image assez sombre, je crois même que tous les sfx n’étaient pas finalisés, mais mis à part une castration assez couillue (hahaha) il n’y a rien de vraiment sympa à se mettre sous la dent. La mise à mort d’une des héroïnes nous est même totalement cachée, c’est pour dire !

Le principe de films comme Hostel et autres torture-flicks est donc de nous choquer, de nous remuer les tripes, mais tout cela tombe à plat tant Eli Roth apparaît plus comme un « VRP ingénieux » avec ce film qu’autre chose. Le meilleur exemple ? Sûrement la scène où un homme fait s’aligner des enfants et les menace de son flingue, situation plus que tabou dans le cinéma en général et américain en particulier, mais dont le côté « choc » est désamorcé par une mise à mort en hors-champ. Ou comment montrer sans rien laisser voir, véritable foutage de gueule en bonne et due forme pour un film qui se veut « extrême ».

Alors il y a bien quelques petits trucs sympas ici ou là, comme le fait de s’intéresser un peu plus aux tortionnaires (la scène plutôt réussie des enchères) ou encore le retournement de situation à la fin, mais rien qui ne puisse vraiment sauver Hostel 2 de cette impression de tiédeur, de prise de risques calculée. Est-ce qu’il y a besoin d’en dire plus ?

1...129130131132133...136