Archive pour la catégorie 'Cinema Cinema'

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

26 mai, 2008

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Après avoir fait couler beaucoup d’encre numérique (mes doigts en tremblent encore de fatigue), le nouvel opus des aventures du plus célèbre des archéologues est enfin sur nos écrans. Avec un passif on ne peut plus culte et une attente de près de vingt ans entre l’avant-dernier film et celui-ci, autant dire que c’est de pied ferme que l’on s’asseoit dans la salle de cinéma, prêts à en prendre plein la tronche… ou à déchanter sérieusement, certains premiers avis sur Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal étant pour le moins négatifs. Pour ne pas dire carrément insultants. Mais bon, faut-il prendre le risque de n’écouter que le son de cloche des oiseaux de mauvaise augure et passer ainsi à côté du baroud d’honneur des icônes ayant forgé – sans exagération – notre culture cinématographique  ? Bien évidemment, non. Alors on pose ses fesses et on profite de l’aventure, pour se faire son avis.

Nous sommes en 1957 et le monde, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, est plongé dans un nouveau conflit : la Guerre Froide. L’Est contre l’Ouest, les communistes contre les capitalistes, l’URSS contre les USA. Un conflit dans lequel s’est engagé dans le docteur Jones et qui l’a amené à être fait prisonnier des soldats rouges et d’Irina Spalko, une scientifique proche de Staline et spécialiste de l’esprit humain. Celle-ci veut en fait profiter des connaissances du professeur pour retrouver un artefact, le crâne de cristal, censé détenir et offrir un pouvoir immense à quiconque saura le ramener là où est sa place. Impliqué à son tour dans l’affaire pour retrouver un collègue et ami ayant disparu lors de ses fouilles, Indy part à l’aventure aux côtés du jeune Mutt Williams pour, encore une fois, sauver la situation. Et le monde, tant qu’à faire…

Premier constat immédiat au visionnage du film : celui-ci bénéficie d’une belle patate, avec une scène d’intro presque hors-sujet (de jeunes fous roulant à tombeaux ouverts dans le désert) mais qui présente l’évident avantage de nous mettre directement dans le bain de l’époque et, plus encore, de nous rappeler avec quel talent Spielberg sait chorégraphier et filmer des scènes d’action. Une scène dont la longueur participe de plus d’une volonté évidente de jouer sur notre attente, de retarder le plaisir au maximum. Et quand au bout de quelques minutes il apparaît finalement, ça s’annonce d’autant mieux :  yep, Indy a toujours la classe et la répartie qui fait mouche ! Harrison Ford, s’il semblait un peu mort ces dernières années, revient donc ici avec un éclat que l’on ne lui connaissait plus (avouez que Hollywood Homicide, quand même, c’était pas ça). Les retrouvailles n’en sont que plus agréables encore, surtout que la volonté du réalisateur de faire ce film au maximum dans les conditions des précédent se ressent parfaitement, avec une image et des couleurs dans lesquelles on retrouve bien la touche 80′s. Quand en plus s’ajoutent à cela des plans d’une beauté à tomber par terre (un certain plan avec Indy et une explosion en particulier, mais je vous laisse la surprise), on peut dire que l’on retrouve ce héros avec une élégance et un style qui font plaisir à voir. 

Mais n’oublions pas que nous ne sommes pas là uniquement pour ça. Nous voulons aussi notre part d’aventure et d’action, dans des proportions garguantuesques si possible. Et de ce côté-ci, force est d’avouer que tout à été pensé pour nous satisfaire, spectateurs avides de sensations fortes. Parce que, de son aveux-même, Steven Spielberg n’a pas réalisé ce film par nécessité personnelle (même si un petit carton au box-office ne fait jamais de mal, c’est un fait) mais bien pour le public et rien que pour lui. Pour nous. Un beau cadeau qui prend la forme d’une péloche au rythme trépidant, qui multiplie les situations, les morceaux de bravoure, avec une aisance déconcertante, sans fioriture. On pourra ainsi reprocher au film de ne pas suffisament creuser ses personnages, les présentant ou montrant leurs évolutions en tout juste quelques punchlines - une évidence devant l’enchaînement survolté des scènes, beaucoup d’action,  qui ne laisse que peu de place aux scènes de dialogues - , ou que le film constitue finalement plus une aventure en one-shot qu’un véritable film-somme, que les références à la mythologie et ses changements soient plus approfondis. Ou bien on pourra encore rester ébahi devant des scènes dont l’dée maîtresse semble avoir été de faire du jamais-vu. Ou alors jamais dans une telle démesure. Faire l’inventaire des idées originales serait donc une tâche bien trop fastidieuse pour que je m’y livre ici, mais sachez néanmoins que vous irez de surprises en suprises sur les deux heures que dure le film. Une expérience trop rare pour la bouder, non ?

Retour en grande forme pour Indy, donc, qui du haut de sa soixantaine d’années se montre la même grande-gueule bagarreur, la même tête-brûlée qui se fourre toujours dans des aventures incroyables et dans lesquelles on projette toujours la même croyance. La même joie simple du grand spectacle de qualité, bien chiadé malgré quelques petites gênes dans le montage (certaines transitions donnent l’impression de manquer de plans, deux/trois faux-raccords à noter mais rien de méchant), une militarisation malvenue d’Indy et  un côté parfois un peu exagéré (la mémorable scène dans les arbres avec Shia Labeouf, le final qui pourra en choquer certains… mais je vous laisse découvrir ça). Heu, j’énumère beaucoup de défauts, là, mais faut pas trop y prêter attention car l’essentiel est là : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal est une tuerie, une vraie bonne péloche que l’on appréciera d’autant plus qu’il s’agira cette fois probablement bien du dernier.  En attendant le Tintin que Spielberg commence tout juste à tourner, dans un cycle parfait puisque ce personnage est l’une des motivations qui avait poussé à la naissance d’Indiana Jones. Et à la vue de ce dont est capable le réalisateur avec un film live, on a hâte de le voir se frotter à la performance-capture. Pour l’heure, cependant, on profitera au maximum de ce baroud d’honneur : ça a été long, mais qu’est-ce que c’est bon ! 

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Rise

10 mai, 2008

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Une journaliste, après une enquête qui a mal tourné sur la jeunesse gothique américaine, se réveille transformée en vampire dans une morgue. Perdue, ne comprenant ce qui lui arrive, elle est alors récupérée par un homme qui va donner un but à son existence : se lancer à la recherche du vampire responsable de son état, pour se venger. Et elle n’est pas la seule à avoir un tel désir, trouvant du soutien lors de sa rencontre avec un policier dont la fille est elle aussi devenue une victime des vampires. Le combat va commencer…

Commençant de façon très déconcertante, avec une Lucy Liu glaciale qui se paye une prostituée plutôt bien achalandée et se lance après dans un semblant de scène lesbienne, on aurait pu croire que ce film allait s’aventurer sur un terrain bien bis, bien trash. Original, quoi. Et puis très vite, on déchante. En premier lieu à cause du jeu de Lucy Liu, qui semble avoir déclaré la guerre aux expressions faciales. Il faut dire que la pauvre est devenue une vampire et tout ça mais là où le monolithisme collait plutôt bien avec Blade (une référence majeure de ce film) grâce à un simple accessoire – les lunettes, nous souffrons de voir ici la belle Lucy Liu aussi éteinte, aussi peu intéressante (et seulement armée d’une pathétique arbalète).

Sentiment que renforce encore un montage incompréhensible qui va foutre en l’air l’histoire principale et l’ensemble des sous-intrigues – voir le rôle minime et sacrifié de Michael Chilkis – quand certaines auraient pu être le moyen de développer tout ça sur des bases un peu plus solides, plus intéressantes. Surtout que le film essaye bien de creuser certaines choses comme la mythologie des vampires, noble intention traitée d’une façon cependant si illogique que l’on tombe dans le ridicule avec des vampires sans canine, qui marchent au soleil mais ne se reflètent pas dans les miroirs. Heureusement qu’il y a au moins ça pour nous signifier qu’ils sont bien des créatures de la nuit, parce que sinon on pourrait penser que ce sont juste des gugusses qui jouent à trancher des gorges et boire du sang.

En fait, une grande part de l’aspect craignos de la péloche vient définitivement d’un remontage que l’on imagine opéré par les producteurs (ou alors le réal est vraiment un gros tâcheron), désorientés face à cette production hybride de plus de deux heures qu’ils ont transformé au bout du compte en un produit bâtard d’une heure trente, sans rime ni raison et visant à une exploitation plus classique, rappelant celle des Underworld. Il faut ainsi voir à quel point la communication autour du film est une véritable arnaque, avec par exemple l’affiche qui nous présente des chauve-souris géantes (ce qu’il n’y a bien évidemment pas dans le film) et une silouhette effrayante qui appartient non pas au grand méchant du film - en réalité un éphèbe pathétique - mais à un sous-fifre qui se trouve être l’un des premiers à mourir. 

Rise, en l’état, est donc une véritable bouse, aussi inconsistant et inepte qu’un pet dans la flotte. Très certainement plus ambitieux dans l’esprit de son réalisateur/scénarisateur (Sebastian Gutierrez, réalisateur de Judas Kiss et scénariste de Des serpents dans l’avion, entre autres) comme le laissent croire les nombreuses pistes narratives abandonnées, il gagnerait à être vu dans sa version longue ou, mieux, son director’s cut. Histoire de se faire une réelle idée de ce que valent les aventures « sanglantes » de cette Bladette (parfois) sexy. Là, on ressortira de la salle en ayant l’impression que Blade Trinity n’était finalement pas un si mauvais film que ça. Oui, je sais, ça a l’air dur. Et pourtant…

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Iron Man

19 avril, 2008

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Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d’armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Aghanistan lors d’une démonstration de ses produits. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu’il utilise pour s’échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l’améliorer et de l’utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents, en commençant par se débarasser des armes que sa compagnie à laisser échapper aux mains des terroristes.

Parce que Jon Favreau ne semblait pas du tout être l’homme de la situation lorsque l’on appris son engagement sur ce projet, avec des films sympathiques mais sans plus à son actif (et en aucun cas représentatifs de l’ambition nécessaire à Iron Man), autant dire que notre attente quant à cette nouvelle adaptation d’un comic Marvel était assez mitigée. Puis sont arrivées les premières nouvelles sur le casting, avec des acteurs solides de la trempe de Robert Downey Jr, Jeff Bridges, Gwyneth Paltrow (excellente dans ses échanges de piques avec Stark, son patron) ; suivies des premières images du film, avec une armure absolument splendide (vous verrez que l’armure est un des éléments prépondérants de la réussite du film), et encore plus dans les vidéos arrivées par la suite, celle-ci nous laissant entrevoir un film bien plus excitant qu’un Les 4 Fantastiques et autres Daredevil. Finalement, il n’est pas peu dire que nous attendions beaucoup de ce film, parce qu’il donnait l’impression de d’être une adaptation réussie du comic, ce qui n’était plus trop le cas avec les dernières prod’ Marvel.

Et là, le miracle tant attendu : yes, Iron Man troue carrèment le cul. D’abord parce que la réalisation de Favreau, bien qu’assez académique (on n’est pas chez Raimi, quoi), offre néanmoins une très belle tenue à l’image, que ce soit au niveau de la lisibilité de l’action – primordiale dans ce genre de films – ou de l’iconisation. Ensuite, parce que Robert Downey Jr est absolument énorme dans le rôle de Tony Stark, à la fois cynique, charmeur et finalement, sous sa carapace, très humain. Il n’y a pas à dire : mettre un acteur de ce standing dans un tel film le sert énormèment, lui permet de se montrer efficace en matière d’implication spectatorielle, à la différence du traitement d’un 4 Fantastiques par exemple. Et puis, bien évidemment, il y a l’armure. Splendide. L’élément que nous voulons tous voir, celui par lequel le film se montrera crédible dans ses choix d’adaptation. Et il n’est pas peu dire que, de ce côté-ci, le film touche au pur plaisir geek à vous faire transpirer d’excitation. Voir cette armure se mettre en place, ses différents mécanismes s’emboîter avec des bruits de pneumatique, la force qui s’en dégage lors des scènes de combat ou l’impression de liberté/fluidité ressentie lors des scènes de vol, tout ceci participe pour beaucoup du plaisir ressenti devant Iron Man. C’est ce que nous voulions, c’est ce que nous avons. Alors, de quoi se plaindre ?

Hé bien, malgré tout, nous pourrons reprocher au film deux, trois petites choses, parce que nous sommes tatillons. Comme sa manie de se montrer un peu léger quant au traitement de quelques uns de ses thèmes et resorts narratifs, tels que le terrorisme (les terroristes sont ici des méchants et une menace, point barre) ou bien la prise de conscience de Stark (qui découle de cette vision des terroristes, dans le plus pur esprit manichéen/post 9-11 des ricains). Un défaut d’écriture qui n’entâche heureusement pas le coeur du film. Mais le second point négatif est un peu plus gênant puisqu’il touche à ce qui intéresse les bourrins que nous sommes, à savoir que Iron Man manque d’une bonne vingtaine de minutes supplémentaires pour prétendre au titre de très grand film, ce qui lui aurait permis de nous offrir un second combat Iron Man/Iron Monger (un gros méchant en armure calquée sur le principe de celle du héros) et donc d’avoir un climax avec un peu plus d’ampleur. Car on ressent indéniablement ici un final un peu abrupt, qui nous laisse sur notre faim tant on aurait aimé que cela dure beaucoup, beaucoup plus longtemps.

 Tant pis, nous nous contenterons de ce que nous avons là car il s’agit déjà d’une sacré réussite, ouvrant une putain d’autoroute aux futures suites (politique actuelle des studios oblige, ce film serait le premier d’une trilogie, sans que ce soit pour autant aussi pregnant que dans le pathétique Jumper). Et puis, quel délire que cette armure, véritable mécanique de rêve pour le petit geek qui réside en chacun de nous et qui observe, la bave aux lèvres, ce monument de force et de style prendre vie. Bon, manque plus que je me construise la mienne, maintenant ! 

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Semi-Pro

17 avril, 2008

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Jackie Moon (Will Ferrell) a fait fortune il y a quelques années avec le seul tube qu’il ait jamais fait – « Love me Sexy ». Il a tout investi dans sa vraie passion : le basket. Il est à présent (enfin, dans les 70′s) le propriétaire, l’entraîneur et le joueur star des Flint Tropics, une équipe semi-professionnelle et véritable ramassis de bons à rien et de déjantés. Les fans viennent bien aux matchs pour reluquer les pom-pom girls, mais ça ne suffit même pas pour récupérer le tableau des scores chez le prêteur sur gages. Pire encore, leur ligue va bientôt disparaitre dans une fusion avec la NBA, et seules les quatre meilleures équipe profiteront de ce prestige.  Problème : ils sont nuls. Pour se sortir de la panade, Jackie décide alors d’engager un vrai joueur, Monix (Woody Harrelson) , ancienne star de la NBA avant sa blessure au genou mais qui connait le jeu. Objectif : pervenir à arracher la quatrième place…

Jackie Moon est un pur diamant en titane massif, l’alpha et l’omega de l’infini, un dieu aux pieds d’or et aux mains en étoile, portant sa couronne afro avec la légitimité des rois d’autrefois, même si lui fait plus « mec ». Bon, ok, je forcis un peu le trait mais il est vrai que Will Ferrell, acteur éminement sympathique s’il en est, compose un personnage dans sa plus pure tradition de grandes-gueules au visage d’ahuri, ce qui est à chaque fois très efficace lorsqu’il s’agit de nous faire exploser de rire. De nous surprendre avec ses ruptures de ton caractéristiques, son sens du décalage. Parce que s’il est indéniable que ce personnage parvient, avec le talent de l’acteur, à atteindre des sommets dans la prétention, la crétinerie, la mesquinerie et la méchanceté gratuite, il ne faut pas oublier qu’il fait cela tout en devenant très attachant. Ça peut avoir l’air con, comme ça, mais c’est bien un des éléments qui fait la différence entre les bonnes et les mauvaises comédies et, à ce petit jeu, Will Ferrell est vraiment très fort et se place donc comme un des centres d’intérêt majeurs de ce Semi-Pro. Ce qui est évident, puisqu’il est au centre de l’affiche, mais ça méritait malgré tout d’être dit pour que les fans de l’acteur savent au moins qu’ils ne seront pas déçus de ce côté-ci.

Parce que de l’autre côté, c’est vraiment la déche… nan, je déconne. En fait, le film trouve une réelle seconde force dans tout ce qui a tendance à s’éloigner de Will Ferrell, car cela va permettre à l’histoire de se placer dans le cadre des canons du film sportif et, bien sûr, de le parodier. Nous avons ainsi des personnages comme ceux de Woody Harrelson et André Benjamin qui jouent sur des thématiques purement sportives, le premier étant un joueur à la gloire factice et qui tente de se racheter ; le second étant un jeune joueur talentueux que sa vantardise risque de priver de son rêve, à savoir rejoindre la NBA. Des sous-intrigues traitées avec ce qu’il faut de retenu pour ne pas devenir gênantes mais marrantes, dans la caractérisation des personnages et de leurs excès. Sans compter que l’époque choisie pour le film, les années 70, amène obligatoirement son lot de looks et de musiques bien funky, ce qui donne toujours une bonne ambiance.

Avec son lot de scènes qui risquent de devenir cultes (le combat contre l’ours, la roulette russe des débiles, la baston entre les équipes pendant l’écran publicitaire sur Why can’t we be friends = absolument énorme,…), Semi-Pro s’avère être la vraie bonne comédie à laquelle nous nous attendions après avoir vu les excellentes bandes-annonces. Qui plus est, le film nous offre un Will Ferrell en très grande forme, qui multiplie les performances dans des pétages de plombs anthologiques (il faut voir sa vulgarité lors des désaccords avec l’arbitre, à faire rougir un loup de mer unijambiste) et ajoute avec Jackie Moon un sacré personnage dans sa collection (l’afro lui va décidemment trop bien). N’en oubliant pas pour autant de se reposer sur une histoire certes classique mais traitée avec une finesse évidente dans sa parodie et sa façon de recréer les 70′s, le film nous porte avec un rythme communicatif où l’exploit sportif le partage aux scènes d’une bêtise  – dans le bon sens du terme – absolument jouissive. Et puis, une histoire où le but est d’arriver à la quatrième place d’un tournoi, ça ne vous intrigue pas de savoir comment ça finit ? 

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Mongol

14 avril, 2008

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« L’incroyable destinée de Gengis Khan. De son vrai nom Temudgin, ce légendaire chef des forces armées mongoles fut l’un des plus grands conquérants de l’histoire de l’humanité. Entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle, il réussit à unir les tribus mongoles et créa un empire colossal comparable en taille à celui d’Alexandre le Grand. »  (source : allocine.fr)

Parce que l’on n’a pas l’habitude que le cinéma russe moderne émoustille notre fibre de cinéphage, ni même qu’il fasse d’ailleurs parler de lui,  autant dire que nous attendions ce Mongol avec un intérêt certain. Les grands paysages de la steppe mongole, le parcours viscéral d’un chef en devenir, des batailles épiques, une réalisation luxueuse, ça faisait beaucoup de bonnes premières impressions à mettre au crédit du film, chose à laquelle nous ne sommes décidèment pas habitués lorsqu’il s’agit d’un long-métrage ayant pour réalisateur un type avec un nom comme Sergueï Bodrov. D’où il vient ? Qu’est-ce qu’il a fait avant ça ? Est-il en mesure de satisfaire aux attentes nées du visionnage des bandes-annonces ? Surtout que Timur Bekmambetov (en voilà un de nom qui fait naître la méfiance) et son Night Watch nous avaient laissé un peu dans l’incertitude, avec sa maîtrise technique évidente mais contre-balancée par une esthètique russe déplaisante et se répercutant sur de nombreux éléments du film.

Fort heureusement, on ne retrouvera rien de tout ça dans Mongol puisque la réalisation de Bodrov fait en réalité preuve d’un joli académisme dans sa majorité, variant quelques fois sa méthode de filmage pour, soit retranscrire une certaine idée de véracité dans son récit (le filmage type documentaire, avec une discrète caméra à l’épaule, qui corrobore la volonté du réalisateur de montrer Gengis Khan sous un autre jour que celui du barbare sans foi ni loi, de rétablir une certaine part de vérité), soit insuffler à ses images une ampleur puissament icônique. Tout le premier tiers du film, celui où l’on découvre un Temudgin enfant, est donc une véritable réussite, se construisant sur une alchimie entre naturalisme inspiré et légende historique. Quand le film ne convoque pas directement une imagerie à la limite de l’heroic-fantasy, avec par exemple ces guerriers masqués ou bien le peloton kamikaze de la bataille finale, ce qui lui permet d’être constamment attrayant au niveau visuel.

Néanmoins, cela ne suffit pas à combler totalement un léger défaut qui s’étendra sur tous le deuxième tiers du film, avec un Temudgin qui reste un peu trop passif face aux affronts, trahisons et crimes que l’on lui fait. On n’en arrive tout de même  pas au degré d’énervement provoqué par le Oliver Twist de Polanski (Dieu ! Que cet enfant est mou !), mais il faut bien avouer que l’histoire va avoir à ce moment un léger relâchement dans son rythme, à cause de cette inactivité du héros qui tarde à prendre les armes et à se venger.

Vraiment bien réalisé, porté par une musique géniale (les chants mongols résonnent de fort belle manière dans la steppe), le film de Sergeï Bodrov est ainsi une belle réussite dans le style fresque historique. Légèrement alourdi par une baisse de rythme dans son milieu, il parvient pourtant à nous faire presque complétement oublier ce défaut avec ses scènes de combat plutôt bien foutues, où le Khan se fait voir dans des gerbes de sang plutôt graphiques. Il y a en tout cas un vrai bon souffle épique quui souffle sur la naissance de cette figure historique, souvent cantonnée au rôle de méchant. Une remise en cause de la perception que nous avons en général de ce personnage qui aboutit à une sorte de révisionnisme pouvant poser certains problèmes moraux (est-ce qu’on ne pourrait pas faire un tel film dans 100 ans sur Hitler, même s’il faut pour cela enjoliver la réalité comme ça a dû être un peu le cas ici ?) mais qui ne nous en fait pas moins un bon film. Pourquoi se priver, alors ?

Et comme disait le capitaine Kirk : « KHAAAAAAN !!!« 

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L’Ile de Nim

5 avril, 2008

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La société de production Walden Media, fondée conjointement en 2001 par l’ex-patron de Dimension et un ancien instituteur, est en passe de devenir le principal fournisseur de rêveries éveillées et pelliculées pour les jeunes enfants. Il faut dire que leur tactique est simple et efficace : adapter les romans jeunesse qui cartonnent, ont cartonné ou cartonneront, sur le modèle du méga-succès que connut la franchise Harry Potter avec son premier film, rendant économiquement viable la fantasy pour kids. Nous sont donc arrivés des films comme Le Monde de Narnia ou bien encore Le Secret de Terabithia, parmi tant d’autres qui sont tous (ou presque) tirés de livres pour enfants. Exactement comme pour L’Ile de Nim, ce qui est d’ailleurs sa seule ressemblance avec ces films bien qu’un trompeur « par les créateurs de Narnia et Terabithia » trône en haut de l’affiche. Mais trompeur jusqu’à quel point ?

Nim est une jeune fille de huit ans qui a une plutôt belle vie : bien qu’ayant perdu sa mère très jeune, elle vit désormais avec son père – un océanographe réputé – sur une île déserte et inconnue du reste du monde, avec des animaux exotiques pour amis. Mais le jour où son père, partit en mer pour une étude, ne revient pas, Nim prend peur et fait alors appel à son héros préféré, un aventurier dont elle a lu toutes les aventures : Alex Rover.
Seulement voilà, Alex Rover n’est qu’un personnage de fiction et c’est finalement Alexandra Rover, la romancière à l’origine des livres qu’aime tellement la jeune fille, qui reçoit l’appel au secours. Celle-ci, une agoraphobe maniaco-obsessive qui voit et parle au héros qu’elle a créé, va alors dépasser ses peurs pour venir en aide à la petite fille. Mais le voyage sera compliqué, et la situation devient critique sur l’île lorsque des intrus font irruption…

Tiré d’un roman de la canadienne Wendy Orr, L’Ile de Nim commence plutôt bien : la voix-off de la jeune fille nous raconte sa vie sur une île paradisiaque, comment celle de sa mère s’est interrompue brutalement, avec ses mots simples et ses croyances enfantines (elle pense que sa mère a été avalée par une baleine, avec son bateau, comme le lui a raconté son père) trouvant une illustration très sympathique dans une animation de reliefs qui n’est pas sans rappeler l’esthétique des dessins dans Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire. La réalisation de Jennifer Flackett et Mark Levin s’en sort aussi plutôt bien, avec un réel talent lorsqu’il s’agit de relier les deux histoires, celle de Nim et celle d’Alexandra Rover. Le montage fait donc la part belle à une jolie fluidité, multipliant les transitions variées qui donnent à l’ensemble un rythme excellent et un ton proche du livre d’images, idéal pour ce genre de film.

Malheureusement, toutes ces bonnes impressions vont très vite s’effacer car, si la liaison entre les deux histoires qui vont progressivement se rapprocher est toujours valable visuellement, elle a malgré tout une tendance à pédaler sacrément dans la semoule. Ainsi, le scénario prend inutilement son temps et finit par se bâtir une structure qui évite toute logique narrative, ne débouchant sur rien puisque ///attention spoiler !/// Jodie Foster n’arrive sur l’île que dix minutes avant la fin du film. Ce qui ne laisse pas le temps d’un véritable climax avec les deux héroïnes enfin réunies et, pire encore, clôt très mal toute la thématique que ciblait l’intrigue, à savoir la reconstruction d’une famille ici vite expédiée à coups de rien du tout. Sans compter que ce qui se passe avant n’est pas très palpitant, pour ne pas dire vain. Jodie Foster joue la fofolle pour faire rire ses propres gamins, qui pourront enfin voir un de ses films ; quant à Abigail Breslin, son île paradisiaque est malheureusement « attaquée » par de méchants marins qui veulent en faire un lieu de villégiature pour touristes bouffis et exaspérants. Ce qui n’est pas très intéressant et n’amène en plus rien de valable, toutes les pistes lancées comme la rencontre avec un petit garçon, ou la menace d’une « invasion » en elle-même, ne débouchant sur rien de concret. On se demandera alors où sont passées les scènes aperçues dans la bande-annonce, comme celle avec la jeune fille affrontant un pirate old-school et sabre à la main. Une image furtive qui laissait augurer au moins d’une intrigue sympathique, ou alors avec du potentiel (même s’il ne s’était agit que d’une hallucination, cela aurait quand même été sympa), mais qui a tout bonnement disparue du montage final. Nous sommes donc très loin des films de fantasy cités sur l’affiche, loin même d’un réel film d’aventure de par des péripéties qui peineront à vous divertir.

Avec une éventuelle suite (même si rien ne le laisse entendre, happy-end de rigueur oblige) qui viendrait compléter ce film, peut-être pourrions-nous alors trouver un intérêt nouveau à voir L’Ile de Nim mais, en l’état, cette adaptation ne parvient jamais à éveiller notre attention tant elle souffre d’énormes lacunes scénaristiques. Dommage, d’autant que les meilleures idées sont cruellement sous-exploitées avec par exemple Gerard Butler en Alex Rover, héros dont la gouaille aurait pu être un très bon ressort comique ; et que certaines ne se concrétisent jamais réellement (Jodie Foster dans un rôle comique). On le regrettera car la réalisation de Jennifer Flackett et Mark Levin – responsables de l’intéressante comédie romantique avec des enfants Little Manhathan (une curiosité, un peu comme les films uniquement avec des nains) – assurait plutôt bien le spectacle, mais le film semble définitivement avoir été remonté en ciblant le très jeune public, au détriment de son intrigue. Quiconque a plus de dix ans et veut son lot d’aventures attendra donc plutôt Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal ou, à la rigueur, Le Prince Caspian.

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3h10 pour Yuma

2 avril, 2008

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« Revenu blessé de la guerre de Sécession, Dan Evans a établi sa famille dans un ranch. La sécheresse a ravagé ses terres, décimé son troupeau et miné la considération que lui portent sa femme et ses enfants, en particulier son aîné Will, âgé de 14 ans. A la suite d’une attaque de diligence, le célèbre bandit Ben Wade passe par la ville de Bisbee où il est arrêté avec le concours fortuit de Evans. Recherché pour ses hold-up et ses meurtres répétés, Wade doit être convoyé vers Contention, à trois jours de cheval, pour embarquer sur un train à destination de Yuma, où se trouve le tribunal fédéral. Contre une prime qui peut sauver son ranch, Dan Evans s’engage dans l’escorte qui doit accompagner le dangereux criminel. Il est bientôt rejoint par son fils Will, fasciné par l’aura du tueur.
Tandis que son gang organise son évasion, Wade engage sur le chemin de Contention un bras de fer psychologique avec ses gardiens, usant à la fois de la peur qu’il leur inspire et de la séduction qu’il exerce sur eux…
 » (source : allocine.fr)

J’ai beau ne pas être un spécialiste du western, j’aime ce genre pour son caractère puissament icônique, ses thématiques sombres et évocatrices, son potentiel cinématographique. Je ne connais donc pas le 3h10 pour Yuma de Glenn Ford, mais ça ne m’empêchait pas d’être super impatient de voir ce remake, surtout après que nous soit tombé sur le coin de la tronche sa plus que magnifique affiche teaser (merci un milliard de fois au distributeur français de l’avoir gardée pour la France, même si la version finale américaine n’était pas si mal) et son casting on ne peut plus excitant : Russel Crowe et Christian Bale, deux monstres sacrés en devenir tant leurs interprétations touchent très souvent au génie. Avec en plus un réalisateur plutôt doué, James Mangold, capable de s’adapter à de nombreux genres et de façon réussie (Copland, Walk the Line,…), autant dire que j’attendais beaucoup du film. Et je n’ai pas été déçu, en tout cas dans l’ensemble (nous reviendrons après sur le gros point négatif que présente ce 3h10 pour Yuma), tant le film jouit d’une classe énorme, renouant avec la forme traditionnelle du western pour mieux rendre hommage à son modèle. Mais pas seulement, car le film va aussi approcher quelques unes des variantes les plus stylées du western – le spaghettoche et le crépusculaire – sur certains aspects qui donnent à l’ensemble encore plus d’ampleur. Parce que si Bale et Crowe sont effectivement géniaux dans le film, il faut aussi compter sur une galerie de seconds rôles tout autant réussis, avec une mention spéciale pour la prestation de Ben Foster (Angel dans X-Men 3) qui incarne l’excellent Charlie, le bras droit de Russel Crowe. Un lieutenant aussi loyal que diabolique, qui a un putain de style (d’ailleurs, c’est lui qu’on peut voir de dos sur l’affiche) et qui est finalement bien représentatif du ton du film, entre respect de la tradition et modernisme sans esbrouffe.

Malheureusement, le film souffre d’un gros point négatif (vous voyez, je vous avais bien que nous y reviendrions) qui se trouve encore plus malheureusement être dans son final, ce qui fait que je ne peux pas trop en parler sans vous spolier le truc. Tout ce que je peux dire, c’est que les dernières minutes laissent un goût amer dans la bouche, parce que certains des éléments présents en trahissent d’autres que nous avions apprécié pendant deux heures avant cela. Pire encore, le dénouement paraît artificiel, forcé, et nous fout par conséquent avec le cul entre deux chaises. La faute à un scénario qui avait jusque là trop bien fait son boulot, réussissant à nous rendre sympathiques deux personnages aussi diamétralement opposés. Ça ne pouvait pas bien finir… ni mal, d’ailleurs. Ça finit… bizarrement…

Ni classique, ni définitive, la fin de ce 3h10 pour Yuma nouvelle cuvée nous fait donc quitter la salle avec une impression non pas négative, mais mitigée. Dommage, d’autant plus que jusque là on touchait au sans faute, avec un pur western mettant en scène des personnages très bien définis et superbement interprétés dans une réalisation aussi à l’aise dans les scènes d’action (l’énorme attaque de la diligence au début) que dans les scènes plus intimistes. Au point d’ailleurs que l’on en excusera le final, pour ne pas passer à côté d’un bon d’là de bon film. Et parce que les « bang ! bang ! », c’est quand même super cool ! 

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10 000

22 mars, 2008

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« 10 000 ans avant notre ère, au coeur des montagnes… Le jeune chasseur D’Leh aime d’amour tendre la belle Evolet, une orpheline que sa tribu recueillit quelques années plus tôt. Lorsque celle-ci est enlevée par une bande de pillards, D’Leh se lance à sa rescousse à la tête d’une poignée de chasseurs de mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers des terres infestées de monstres, et découvre des civilisations dont il ne soupçonnait pas l’existence. Au fil de ces rencontres, d’autres tribus, spoliées et asservies, se joignent à D’Leh et ses hommes, finissant par constituer une petite armée.
Au terme de leur voyage, D’Leh et les siens découvrent un empire inconnu, hérissé d’immenses pyramides dédiées à un dieu vivant, tyrannique et sanguinaire. Le jeune chasseur comprend alors que sa mission n’est pas seulement de sauver Evolet, mais la civilisation tout entière
… » (source : allocine.fr)

Alors que les bandes-annonces m’avaient bien accroché (comme toujours avec le label « grand spectacle » de Roland Emmerich et son sens de la communication, d’ailleurs), quelques mauvais points venaient ternir malgré tout mon envie de voir ce film renouant avec une certaine tradition du cinéma d’aventure (ah, Raquel et son bikini en peau de bête !) : des hommes préhistoriques – ou néandertamachinchose - qui parlent dans un anglais/français parfait (ça, comme le dit ce cher Judepomm, c’est plus possible qu’on l’accepte comme de rien depuis que Mel Gibson nous a lâché La Passion du Christ et Apocalypto dans la tronche), un héros qui a l’air de sortir tout droit de Sexy Dance 2,…  Plus encore, les premiers échos parvenus à mes oreilles étaient vraiment mitigés, pour ne pas dire très mauvais, venant même de vrais fans du gemanique réalisateur. Ça ne sentait donc pas très bon, ou alors une odeur rance de gros gâchis. Et puis, malgré cela, l’occasion s’est présentée de le voir et, me remémorant les images bien tripantes de la bande-annonce, j’y suis allé. Et comment que j’ai bien fait !

Parce qu’il est vrai que le film souffre de quelques défauts assez gênants, comme ceux évoqués plus haut et d’autres. Par exemple, un narrateur en voix-over (Omar Sharif en vo, j’espère que ce n’était pas lui en vf) très académique et qui fait parfois ressembler le film à un docu-fiction de France 2. Ou bien encore des effets spéciaux à la limite du baveux, surtout en ce qui concerne l’incrustation des humains dans les phases d’action, avec des décors créés à la 300. Ce qui nous ammène à un autre problème de 10 000, cette propension que Emmerich a de citer certains gros succès récents (300, donc, dont une scène est presque calquée à l’identique, mais aussi Pathfinder,…) ou même de citer ses propres films (remember Stargate ?). Un défaut réellement mineur en comparaison d’une réalisation un poil trop classique et qui ne parvient pas toujours à insuffler un réel vent épique, un comble chez le réalisateur. Mais Emmerich sera toujours Emmeich, et il reste donc encore de très bons moments dans le film, qui ne sont pas aussi sous-exploités que l’on avait pu me le dire. Des scènes tès efficaces, qui jouent habilement de leur décor (l’attaque dans les hautes herbes) ou bien profitent d’une belle démesure (le climax) pour un spectacle qui ne cassera pas trois pattes à un canard, mais qui ne vous pétera pas non plus les couilles !

 10 000 ne sera donc pas l’énorme film que l’on attendait, les réalisations de Roland Emmerich souffrant à chaque fois de défauts gênants (jamais les mêmes, mais il y en a toujours) qui les empêchent d’atteindre le niveau des promesses faites par leurs incroyables bandes-annonces. Il n’empêche que l’ensemble reste suffisament plaisant pour nous distraire gentiment, profitant d’un sens du spectaculaire qui comblera les lacunes pour peu que l’on soit prêt à fermer les yeux sur elles. Du pur Emmerich, quoi !   

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