Archive pour la catégorie 'Cinema Cinema'

Critique ciné : Valérian et la Cité des mille planètes

1 août, 2017

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Concrétisation d’un rêve vieux de quelques dizaines d’années pour Luc Besson, Valérian et la Cité des mille planètes marque un nouvel échelon dans le cinéma hexagonal en tant que plus gros budget (même si cela reste discutable vue l’origine de ses fonds) et, on l’espérait, le retour à la grande forme pour le mogul français. Las, son adaptation de la bande-dessinée de Christin et Mézières a beau lui donner l’opportunité de démultiplier idées et concepts frappadingues de SF, Besson ne sait clairement plus comment raconter une histoire, entre personnages peinant à nous apparaître comme sympathiques et narration aux fraises. Pire, et même si l’excellente scène d’introduction nous ferait presque croire le contraire pendant un moment, le réalisateur barbu n’est pas plus inspiré que ça dans sa mise en scène et trouve jusqu’au moyen de saper ses morceaux de bravoure. Alors Valérian et la Cité des mille planètes, plus gros budget de l’histoire du cinéma français ? Peut-être mais aussi, et plus encore, l’un de ses plus gros rendez-vous manqués. Heureusement alors que l’amour de Besson pour le projet transpire de chaque image sans quoi, il n’y aurait pas grand chose à sauver.

Critique ciné : Baby Driver

23 juillet, 2017

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Comme pour se remettre de son dommageable renvoi de Antman, Edgar Wright signe avec Baby Driver un film beaucoup plus simple en apparences que ses autres efforts, doté d’une histoire bien plus classique et classifiable. Il se livre néanmoins à un exercice de style prodigieux, un travail magistral sur l’adéquation entre son et image. Wright surbooste ainsi le rythme et le cinétisme de son film sans jamais en perdre le contrôle, il va jusqu’à reprendre les motifs de la comédie musicale pour les appliquer sur presque toutes les scènes et plus encore celles d’action, qui en deviennent autant des moments de grâce que des purs rush d’adrénaline. Baby Driver, c’est enfin un personnage principal (excellent Ansel Elgort) aussi attachant qu’atypique dans un caper-movie, qui passe à l’âge adulte comme achève de le faire ici le réalisateur britannique.

Critique ciné : Dunkerque

23 juillet, 2017

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Aussi silencieux que bruyant, aussi sensitif que sensationnaliste, Dunkerque adopte le parti-pris compliqué de raconter l’histoire d’une déroute militaire mais, par ce biais, il échappe également à l’héroïsme un peu pompier qu’on retrouve d’ordinaire dans ce genre de productions (presque tous les personnages sont des figures sans passé). Christopher Nolan manque bien de tomber dans le piège de son cinéma parfois trop cérébral avec une temporalité multiple, difficile à appréhender au début mais loin d’être accessoire car cela lui permet de resserrer sa narration et de se focaliser sur l’événement tout en creusant le suspense. Dunkerque est ainsi un film de guerre atypique, presque expérimental mais franchement passionnant sur le plan cinématographique dès lors qu’on en comprend et accepte les mécanismes.

Critique ciné : La Momie

4 juillet, 2017

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Désireux de relancer ses Classic Monsters depuis quelques années déjà, le studio Universal Pictures s’était pris les pieds dans le tapis avec l’excellent Wolfman et le bien moins excellent Dracula Untold, tous deux des échecs publics. Depuis, Disney/Marvel a imposé avec le MCU un nouveau modèle pour l’exploitation simultanée de franchises multiples et forcément, la concurrence ne tarde pas à suivre. Surtout quand elle galère à se dépatouiller de ses licences. Universal se lance ainsi dans la course avec un Dark Universe dont La Momie marque le point de départ et comme chez DC, on crame les étapes à vouloir rattraper son retard, quitte à faire n’importe quoi. A dénaturer son matériau. Sans parler de la transposition à l’époque moderne ou de la féminisation du mythe à bandelettes, des pistes qui elles auraient pu être porteuses, c’est bien dans cette volonté de crossover que le métrage se disperse complètement et n’aboutit à rien de concret : son traitement de la momie est en effet tout sauf original (même si la française Sofia Boutella fait preuve d’un indéniable putain de magnétisme), la mythologie du Dark Universe est à peine effleurée mais n’a de toute manière à priori pas grand chose à nous proposer (ouah, une société secrète avec à sa tête Nick Fu… Dr Jekyll pour faire le lien, comme c’est commode), les tentatives de caractérisation des personnages nous les rendent antipathiques quand leurs punchlines ne nous donnent pas envie de les baffer (et l’arc narratif du rôle de Tom Cruise fout au passage encore plus le boxon dans l’identité du projet)… Tout cela mis bout à bout fait que La Momie laisse inévitablement la désagréable impression d’être un amalgame de genres et d’influences ne sachant pas plus qui il est que où il va, passant à la moulinette du comic-book movie des figures classiques pour un résultat aussi irrespectueux qu’impersonnel. Dommage lorsqu’on voit les noms de ceux qui ont rédigé le script (David Koepp, Christopher McQuarrie, Dylan Kussman, que du solide normalement), mais cela partait de toute façon mal avec un tâcheron inexpérimenté de la trempe d’Alex Kurtzman derrière la caméra. Transfuge de l’écurie Abrams, plus habitué aux postes de scénariste et producteur, celui-ci garde le nez sur son absurde cahier des charges et échoue par le fait à donner un tant soit peu de caractère à son travail. On le sait pourtant, il est tout à fait possible de réunir efficacement le bestiaire du fantastique comme l’ont prouvé Penny Dreadful ou même le Van Helsing de Stephen Sommers (dont la version de La Momie peut dormir sur ses deux oreilles face à ce successeur) pour peu qu’on fasse preuve juste d’un minimum de respect à l’égard de ces monstres sacrés, une notion qui échappe totalement à cette nouvelle itération estivale et formatée selon la mode du moment. La suite, alors ? Une reprise de La Fiancée de Frankenstein par Bill Condon (la version live de La Belle et la Bête), prévue pour la Saint-Valentin 2019… Universal se prend définitivement pour Disney…

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Critique ciné : Wonder Woman

12 juin, 2017

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La galanterie n’est pas morte : si l’on excepte les inévitables chefs de file que sont Batman et Superman, c’est à l’amazone Wonder Woman que revient l’honneur d’avoir en première son film bien à elle, devant Aquaman, Flash et consorts, et ceci avant leur réunion dans Justice League en fin d’année. Un projet que l’on n’attendait pas franchement, DC et Warner ayant eu une tendance nette à saccager leurs dernières péloches en voulant recopier la recette du Marvel Cinematic Universe et en reproduisant sans cesse les mêmes schémas (ah, la sempiternelle destruction massive en guise de climax). La surprise n’en est alors que plus grande lorsqu’on constate que ce nouveau film, audacieux à plus d’un titre (rappelons que le dernier titre avec une super-héroïne en tête d’affiche remonte à l’échec en 2005 de Elektra), rompt avec la routine qui s’était installée jusqu’ici et cela pour le meilleur. Tout comme les deux Gardiens de la galaxie de James Gunn, Wonder Woman ne cherche en effet quasiment jamais à rattacher son wagon à la locomotive Justice League, il raconte sa propre histoire – allant jusqu’à se passer de l’habituelle scène post-générique de fin pour annoncer la suite – et ce faisant gagne tout ce qui faisait défaut à ses prédécesseurs. De la personnalité, de la cohérence, autant de choses faisant de ce métrage un spectacle véritablement abouti, pas bouleversant d’originalité (on pense quand même souvent à Captain America : First Avenger) mais ô combien plus satisfaisant que les dernières adaptations DC. On prend ainsi un réel plaisir à découvrir les origines de la porteuse du Lasso de la Vérité, de son enfance idyllique à sa première confrontation avec le monde des hommes en un arc narratif empruntant autant au film de super-héros qu’à ceux de guerre et d’aventure, porté par la magnifique et puissante Gal Gadot (à côté d’elle, Chris Pine déploie des trésors de charisme pour exister). Tout juste aurait-on aimé que le scénario creuse davantage la thématique de la désillusion de l’héroïne, afin de complexifier encore sa caractérisation – tout en expliquant pourquoi elle ne prendra plus les armes pendant plusieurs décennies – et se passer d’un super-méchant qui débarque comme un cheveu sur la soupe mais sans cela, c’est du carré et de l’efficace. L’autre femme forte de ce Wonder Woman est alors indéniablement la réalisatrice Patty Jenkins, absente des salles obscures depuis Monster il y a déjà presque quinze ans, et qui est parvenue à maintenir cette unité salvatrice dans un projet qui autrement aurait rejoint ses compères au rang des blockbusters sabordés par leur studio (les retours sur les versions antérieures du script laissaient clairement entendre qu’on allait droit dans le mur), sans parler de la difficulté de rendre crédible cette rencontre entre la mythologie grecque et la Première Guerre Mondiale. La preuve que si la femme est l’avenir de l’homme, comme disait le poète, elle est peut-être bien également aujourd’hui celui du super-héros DC Comics.

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Critique ciné : Get Out

10 juin, 2017

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Alors qu’on croyait la formule minimaliste de Blumhouse Productions à bout de souffle à force de suites signées par des anonymes interchangeables, le jeune studio nous a prouvé le contraire en faisant appel à des réalisateurs confirmés prêts à sacrifier leur budget au profit d’une liberté créative (Barry Levinson, James Wan, Rob Zombie, Eli Roth, M. Night Shyamalan…) ou, mieux, en dénichant de vrais nouveaux talents (James DeMonaco, Mike Flanagan). Ce qui est le cas ici avec leur nouveau carton surprise, Get Out, lequel marque en effet les premiers pas de scénariste/metteur en scène du comique Jordan Peele. On ne rencontrera pourtant pas tellement de comédie dans son premier effort, en tout cas pas autant qu’on pouvait l’attendre connaissant donc le pedigree de l’homme aux commandes (membre du duo d’humoristes Key and Peele), et ce n’est pas plus mal car la présence de celle-ci pose finalement un double problème dans ce thriller teinté de science-fiction. Elle consiste déjà pour beaucoup en des scènes annexes avec le meilleur ami du héros (Daniel Kaluuya, excellent comme sa partenaire Allison Williams), resté dans la grande ville, ce qui a tendance à rallonger une histoire à la Twilight Zone qui aurait été encore plus efficace si davantage resserrée (le rythme traîne la patte dans la deuxième bobine). Ensuite, en toute logique, ces moments complètement coupés de l’action principale nous en sortent par la même occasion, et les respirations voulues à l’origine deviennent des pauses pures et simples cassant la tension. On regrettera donc que l’apprenti-cinéaste n’ait pas opté pour une immersion totale dans cet univers de WASP apparemment bienveillants d’autant qu’il manie le suspense et l’horreur avec un ton qui lui est bien propre, nous déstabilisant par son sens de l’étrange et son humour noir plutôt que grâce aux jump-scares et autres débordements graphiques (le film est très soft sur le gore). Son passage derrière la caméra n’est en tout cas pas qu’un simple caprice, on découvre un artiste avec une vraie sensibilité et des choses à dire. Ainsi, s’il n’est en apparence pas très fin dans son message, dans la façon qu’il a d’opposer noirs et blancs (il rappelle un peu en cela la caricature pratiquée dans Les Femmes de Stepford en plus de lui emprunter en quelque sorte son postulat), cela lui permet malgré tout de se montrer original quant au racisme qu’il dépeint, loin des clichés haineux habituels, et donne en fin de compte intelligemment à réfléchir sur la nature réelle de ce fléau. Sans être alors le sommet de l’horreur que nous vend le buzz l’entourant, Get Out n’en reste pas moins un représentant hautement méritant et recommandable, marquant la naissance d’un réalisateur à suivre de près (surtout qu’il a l’intention de poursuivre dans la même veine). Et nous rappelant que la formule Blumhouse a encore de beaux jours devant elle, pour peu qu’elle s’attache les talents qu’il faut.

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Critique ciné : Pirates des Caraïbes – La Vengeance de Salazar

2 juin, 2017

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Avec Pirates des Caraïbes – La Vengeance de Salazar, le pirate le plus maniéré d’Hollywood est de retour pour une cinquième aventure qui a tout du test de popularité pour un Johnny Depp dont la carrière est en sérieuse perte de vitesse. Jack Sparrow est pourtant étonnamment en retrait dans cet opus, il est porté par l’intrigue sans en être véritablement acteur. On ne ressent en fait pas plus de motivation chez le personnage que chez son interprète (Depp était semble-t-il plus intéressé par la picole que le film lors du tournage et cela saute aux yeux), il est juste là pour faire son show et encore, il y va mollo dans le registre. Ce qui ne sera pas pour déplaire à ceux qu’il saoulait. Pour le coup, l’habituel petit couple qui faisait tâche dans chaque film de la saga trouve alors ici une place et une utilité plus concluantes. Sans être incroyables de profondeur (même s’il faut bien leur reconnaître un certain charisme), ils se justifient malgré tout par la façon dont ils s’intègrent dans la mythologie et annoncent un possible renouvellement de la franchise. De manière générale on appréciera comment le film, après le stand-alone La Fontaine de jouvence, veut renouer avec la trame des trois premiers volets, s’en poser comme une véritable suite et pourquoi pas comme une conclusion si l’on excepte l’inutile et illogique scène post-générique. Jamais nous n’aurions cru que revoir Orlando Bloom pourrait être vecteur de qualité mais c’est pourtant bien la cas, en cela que cet épisode donne le sentiment de boucler la boucle et gagne ainsi une raison viable d’exister. Après, ça n’en fait pas non plus un égal du Secret du coffre maudit et encore moins un grand film. Transfuges de l’écurie Besson pour qui ils avaient signé la panouille Bandidas, les norvégiens Joachim Ronning et Espen Sandberg reviennent ainsi au blockbuster après quelques drames historiques et s’ils sont à l’évidence des faiseurs appliqués, ils n’en demeurent pas moins dans ce contexte de film de commande de simples yes-men mettant mécaniquement en scène le scénario, sans chercher à se l’approprier. Le duo réserve bien quelques séquences joliment foldingues (la réinvention de l’expression «voler la banque», la guillotine acrobatique) mais c’est avant que le métrage ne passe par un gros ventre mou dès qu’on embarque sur l’océan, ces péripéties maritimes peinant à passionner de par leur propension à retarder l’affrontement (le rapport de force est trop inégal) ou varier les rencontres (voir comment est expédiée la séquence du mariage forcé). Tout cela fait que Pirates des Caraïbes – La Vengeance de Salazar n’est pas honteux mais justement, ce serait peut-être bien l’occasion d’arrêter la saga sur une note relativement positive. Ou presque.

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Critique ciné : Le Roi Arthur – La Légende d’Excalibur

31 mai, 2017

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Plusieurs fois repoussé, vendu sur la base d’une campagne de promotion aux fraises, Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur s’est crashé comme il faut au box-office US, perpétuant ainsi la (seconde) perte de vitesse de la carrière de Guy Ritchie depuis le carton de son Sherlock Holmes. Ce coup-ci pourtant, et au contraire du classieux Agents très spéciaux, lui et sa team avaient bien tout fait comme lors de leur adaptation modernisée du héros de Conan Doyle, alors pourquoi la sauce ne prend pas cette fois ? Ce qui est sûr déjà, c’est qu’ils pissent ouvertement sur la légende arthurienne : le film fait davantage penser dans un premier temps au Seigneur des anneaux (surtout lors de son introduction épico-bordélique), à Game of Thrones, mais il s’avère ensuite sans ambiguïté que nous sommes surtout face à un film de Guy Ritchie. On retrouve en effet une réalisation comme toujours très organique chez lui, comme dirigée par les personnages (voir la scène classique où un flashback est aiguillé en direct par ceux qui le racontent), ce qui influe également sur la bande originale de Daniel Pemberton (Steve Jobs) composée pour beaucoup d’instruments atypiques, des matériaux bruts et des «respirations». Il y a bien sûr et aussi ce montage chaotique qui flirterait presque avec l’abrutissant parfois («très souvent» diront certains) si Ritchie ne savait pas lui donner une musicalité bien particulière, un rythme et un humour qui sont devenus une de ses marques de fabrique. Le problème étant que la fantasy, plus encore avec de telles ambitions, a davantage besoin d’ampleur pour s’épanouir, du fameux souffle épique. Ce qui conduit par exemple le métrage à sacrifier, lors de séquences épileptiques, certains pans de son scénario qui auraient pu faire des films à eux tout seuls (la jeunesse d’Arthur, son voyage dans les Terres Obscures). Cela reste fun, énergique, mais ce n’est absolument pas ce dont a besoin le genre, et on pourrait dire la même chose des scènes d’action qui tendent souvent à perdre en lisibilité dû à ces coupes opérées au hachoir. L’autre caractéristique du cinéma de Ritchie est alors son goût pour les bandits, les criminels, et il décide de faire de son Arthur pré-couronnement un véritable mafieux (avec manteau de mac’ inclus) plongé dans une sorte de Snatch moyenâgeux et magique. Loin pour le coup d’être un gimmick déplacé, cela permet en fait d’étayer le personnage, de lui donner un arc narratif personnel auquel Charlie Hunnam apporte toute son implication. Pas de bol pour lui néanmoins, cela n’aura donc pas suffi une fois encore – après les résultats salles en demi-teinte de Pacific Rim – à l’imposer comme tête d’affiche d’un succès populaire, Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur étant condamné à ne pas rencontrer son public (on le redit, la com’ pue de la gueule) car si le style survitaminé de Guy Ritchie trouvait un écho dans la vivacité d’esprit du détective de Baker Street, il n’en va pas de même avec les mythes du roi Arthur. Contrairement à son précédent effort où il avait su adapter sa mise en scène au projet et signer l’un de ses meilleurs travaux, ce coup-ci on sent le bourrage en force et, forcément, ça coince.

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