Critique ciné : Doctor Sleep

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Plus de 35 ans après la parution de The Shining, Stephen King se décida à lui donner une suite avec Doctor Sleep, roman autant plébiscité pour les talents d’écriture de son auteur que conspué pour la distance qu’il prenait avec son volet fondateur. C’est que le King du Maine, loin de vouloir se répéter, préférait au contraire développer sa mythologie et en explorer de nouvelles facettes, ouvrant l’horizon de son récit. Un partis-pris conservé aujourd’hui par l’adaptation de Mike Flanagan qui par exemple, si elle s’amuse à émuler la version culte de Stanley Kubrick, n’hésite pas non plus à s’en éloigner pour tracer sa propre voie, devenant une sorte de film de super-héros dark et en sourdine avec quelques fantômes au milieu. Tout comme son pendant de papier, Doctor Sleep va donc diviser : d’un côté, ceux cherchant à flipper devant un vrai film d’horreur déchanteront sérieusement tant le propos du film n’est pas là. De l’autre, on découvrira une proposition de fantastique aussi ambitieuse et protéiforme qu’elle est irrémédiablement ancrée dans l’oeuvre du King.

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