Critique ciné : Retour à Zombieland

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Suite un peu tardive (une décennie déjà) d’un des fleurons de la zom-com, Retour à Zombieland pourrait sembler avoir raté le coche, n’être que le reliquat d’un genre passé de mode ou bien déjà exploité jusqu’à la moelle et l’écoeurement… Qu’importe ! Même s’ils se sont faits désirer, nous avions suffisamment aimé le premier volet et ses personnages pour être ravis de les retrouver, ce qui ne semble toutefois pas être le cas de tout le monde. Car si le casting est toujours au top et le métrage parfois très drôle, on ne peut occulter la paresse évidente ayant présidé à sa création. On se retrouve en effet face à une suite ronflante qui capitalise sur ses acquis, préférant développer le discours méta et les blagues auto-référentielles plutôt que de travailler pour de vrai ses personnages, de leur offrir des trajectoires narratives intéressantes et des scènes réellement émouvantes (ce que faisait très bien le précédent). Même les moments d’action ou d’horreur ne se montrent pas très inventifs, ils se contentent de maintenir le fun au minimum syndical. S’il n’est pas irregardable, Retour à Zombieland n’en constitue donc pas moins une grosse déception, un film de flemmards trop portés sur la facilité alors que, bon sang, il existe une formule toute faite pour réussir une suite : bigger and better. Là, ils n’ont même pas cherché à atteindre l’un ou l’autre, ils sont juste restés le cul calé dans leur fauteuil à ressasser ce qui avait fonctionné.

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