Critique ciné : Joker

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On pourrait parler pendant des heures de Joker. On pourrait ainsi commencer en évoquant la nature iconique de cet ennemi emblématique de Batman, ses différentes incarnations de papier ou de pellicule et combien il était vital de relever la barre après la version pimpée de Jared Leto. On pourrait ensuite pointer les origines curieuses de ce projet auquel fut un temps rattaché Martin Scorsese, ou bien sa place dans un DCEU qu’il remet en cause de fond en comble. On pourrait aussi discourir sur le fait que nous n’aurions jamais attendu Todd Phillips sur un tel projet et avec une telle réussite, que le cabossé Joaquin Phoenix était fait pour le rôle et s’avère absolument époustouflant. On pourrait même parler de la charge sociale du film et de son cadre choisi avec la plus grande des intelligences, de son absence de morale qui ne manquera pas de résonner chez les plus influençables et égarés, de la manière dont il nous fait adopter le point-de-vue du méchant… On pourrait donc parler de tout ça mais on va faire court : Joker, c’est juste un putain de chef d’oeuvre et le plus beau doigt d’honneur qu’on puisse faire au cinéma de super-héros mainstream. Purée, que ça fait du bien !

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