Critique ciné : Ad Astra

ad astra_brad pitt_tommy lee jones_james gray_affiche_poster

Il est loin le temps où James Gray ne filmait qu’à New-York puisque, après The Lost City of Z et ses expéditions amazoniennes, le voici qui embarque Brad Pitt pour l’espace avec Ad Astra. Le cinéaste ne renie pourtant rien de ses thématiques phares puisque son nouvel effort traite à nouveau de la famille, des liens du sang et de l’héritage que nous laissent nos parents, de la façon dont cela nous façonne lorsqu’on y fait face. Pile-poil dans sa filmographie, donc. Le film nous fait d’autant plus plaisir que, si l’on attendait plutôt ça sur son précédent métrage, Gray va cette fois jusqu’au bout de son idée avec une structure calquée sur Apocalypse Now. C’est à dire un voyage en ligne droite aux confins de la folie, qui prend ici la forme d’une tristesse mortifère, une odyssée mutique qui en laissera certains sur le carreau de par son rythme lent, bercé par les monologues intérieurs de Brad Pitt. Dommage puisque si la péloche comporte bien quelques morceau de bravoure (l’attaque sur la Lune, relativement inédite), c’est bien cette introspection face au néant de l’espace qui donne à Ad Astra tout son sens et sa valeur. Voilà, James Gray a vraiment décollé de New-York.

Laisser un commentaire