Critique ciné : Fast & Furious – Hobbs & Shaw

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Parce que la franchise Fast & Furious s’est un peu essoufflée et égarée dans sa logique de surenchère pyrotechnique, ses producteurs ont décidé de la décliner dans un spin-off tout en finesse mené par deux de ses mémorables seconds couteaux, Hobbs & Shaw… non, bien sûr, il s’agit ici de célébrer l’action délurée dans toute sa démesure, d’enfoncer le clou au point que F&F ne pourra revenir qu’en renouant avec ses fondations. Ce produit dérivé se crée ainsi sa propre identité, celle d’un buddy movie orgiaque copulant joyeusement avec la science-fiction et se constituant sa propre mythologie avec un mystérieux grand méchant et des acolytes surprises (tous à retrouver dans la suite d’ores et déjà annoncée). La famille demeure la caution morale mais on sent bien que tous les compteurs ont été poussés au maximum et, forcément, ça devient un chouïa too much. Un gros chouïa même. Les relations entre les personnages consistent juste en des échanges de vannes qui tournent à vide (la preuve, Dwayne The Fucking Rock Johnson et Jason Statham sont plus drôles quand ils ne parlent pas comme lors de la scène du double scanner facial) et bien que nous n’ayons rien contre les scènes d’action imaginées par un gamin avec ses jouets, elles versent ici tellement dans le nawak que ça en devient franchement bordélique, qui plus est avec une mise en scène souvent brouillonne. On attendait mieux de David Leitch (Deadpool 2), qui s’est à priori pas mal déchargé sur sa seconde équipe. En somme, Fast & Furious : Hobbs & Shaw c’est beaucoup de bruit pour rien. Un feu d’artifice en plein jour.

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