Critique ciné : Dora et la cité perdue

dora et la cite perdue_dora and the lost city of gold_isabela moner_eugenio derbez_james bobin_affiche_poster

Adapter en film live le dessin animé éducatif Dora l’exploratrice : idée à la con ? Carrément ouais, et plus encore quand on entendait le nom de Michael Bay rattaché à l’affaire (du passé désormais, ouf). Pourtant, Dora et la cité perdue prouve qu’on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. Comme celle de découvrir une adaptation sachant prendre en compte avec intelligence et humour les « faiblesses » de son matériau d’origine, en tout cas ses aspects les plus inadaptables, pour livrer un résultat aussi fidèle que novateur et abouti, avec un sens du second degré absolument savoureux. Oui, on parle bien de Dora sur grand écran, vous ne rêvez pas. Avec Babouche, Chippeur et tout ça. Ancien collaborateur de Ali G et responsable des deux derniers long-métrages des Muppets, le réalisateur James Bobin injecte en fait plusieurs niveaux de lecture à son travail qui en devient un métissage film live / animation pouvant plaire à tous les âges, qui plus est porté par une Isabela Moner réussissant à rendre le personnage de Dora véritablement adorable et drôle ce qui, avouons-le, n’était pas gagné. Et puis, quels films pour enfants ont les cojones de mettre des dialogues sous-titrés ? C’est simple, Dora et la cité perdue, c’est le George de la jungle de cette décennie. Et ce n’est pas peu dire.

Laisser un commentaire