Critique ciné : Scary Stories

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Vous aimez les histoires qui font peur ? Ça tombe bien, avec Scary Stories, André Ovredal (à la réalisation) et Guillermo del Toro (producteur et scénariste) en ont plusieurs à vous raconter, tirées d’une série de romans de Alvin Schwartz et réunies dans un métrage voyant une poignée d’ados confrontés à une malédiction multifaces depuis qu’ils sont tombés sur le mauvais livre… Là, vous devez penser « hé, ça ressemble vachement à Chair de poule ! », et vous aurez raison… Sauf que ! Sauf que là où la création de R.L. Stine vise clairement les moins de 12 ans, et plus encore son adaptation ciné, nous sommes ici en présence d’une oeuvre voulant foutre la trouille pour de vrai. Même aux plus grands. Grâce à l’amour que porte del Toro aux monstres et son ingéniosité à les concevoir, couplés au talent de Ovredal pour ancrer le fantastique dans le réel et faire monter la tension, le film acquiert son statut de vraie oeuvre horrifique sans se départir pour autant totalement de ce feeling « pour teenagers », un peu comme une sorte de production Amblin hardcore. Cela tient bien sûr à la bande de (très bons) jeunes comédiens qui doivent faire face à une menace sans pouvoir compter sur les adultes mais aussi à un cadre historique bien caractéristique (Halloween 1968, tout un programme) ou encore un humour noir très présent, même chez les créatures qui possèdent toujours un côté grotesque. Pour les futurs 31 octobre en tout cas, c’est sûr, dès que les mômes seront couchés après leur Chair de poule, nous on pourra embrayer avec joie sur Scary Stories. En attendant qu’ils aient un peu grandi et puissent passer aux choses sérieuses.

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