Critique ciné : Playmobil, le film

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Tirer un film d’une gamme de jouets a toujours paru une entreprise si mercantile que les marques n’osaient sauter le pas que pour accoucher d’oeuvres bâclées, sans ambition, jusqu’à ce que Lego – grâce au génial binôme Phil Lord / Chris Miller – prenne tout le monde de court avec l’excellent La Grande aventure Lego, dont la plus grande force était d’embrasser la nature même de ces jouets comme point de départ. De quoi donner des idées à la concurrence et voici donc que débarque Playmobil, le film, conçu sur des bases assez similaires si ce n’est qu’on vise ici un public plus jeune. Comparativement, le rythme est ainsi bien moins survolté, l’humour plus sage, on a des passages de comédie musicale comme dans un Disney. Et, plus étonnant, on adopte vraiment un point-de-vue enfantin faisant que la seule protagoniste à devoir s’améliorer est la grande sœur, incarnée par Anya Taylor-Joy (Split), alors qu’à priori elle assumait bien ses responsabilités jusque-là… Pour autant la péloche n’est pas une foirade, elle aurait bien gagné à creuser un peu plus ses personnages et à proposer une intrigue plus originale mais elle offre en contrepartie son lot de moments forts, quelques très bons gags et surtout une aventure dépaysante et fun, ce qui est la raison d’être de ces jouets ayant égayé tant de vertes années. S’il est donc à conseiller à un public plus jeune que celui des briques ennemies, Playmobil, le film n’en constitue pas moins un spectacle de qualité ayant le bon goût de ne pas prendre les enfants pour des gogos… et devant lequel même les plus grands pourront passer un moment sympa.

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