Critique ciné : Crawl

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S’il a voulu s’éloigner de l’horreur avec deux projets très réussis au demeurant (Horns et La Neuvième vie de Louis Drax), ceux-ci n’ont pourtant pas rencontré les faveurs du public et Alexandre Aja revient donc au genre qui l’a fait connaître avec Crawl, un pur ride de terreur comme il sait si bien le faire. Quelque part entre La Colline a des yeux et Piranha 3D, son nouvel effort est le prototype du « high concept pitch » (un cache-cache avec des alligators dans une maison en plein ouragan) et s’il n’est pas forcément des plus originaux – on a déjà vu des variations sur le même thème – il profite toutefois d’une écriture ciselée, laquelle ménage un rythme implacable tout en caractérisant ses personnages avec autant de concision que d’efficacité. Le frenchy peut en fait se reposer aussi bien sur son casting inspiré (Kaya Scodelario et Barry Pepper, du solide) que sur un producteur bienveillant et avisé (l’immense Sam Raimi) afin de livrer une péloche certes très ramassée sur elle-même mais d’autant plus tendue, qui ne s’arrête plus un seul instant une fois l’action lancée. Et il s’agira d’un putain de calvaire pour la paire de protagonistes à qui rien ne sera épargné, les alligators étant de foutues bestioles n’ayant rien à envier à des créatures surnaturelles ou mutantes. Tout le contraire en somme de l’expérience idyllique vécue par le cinéaste sur un projet qu’il a pu mener comme il l’entendait. Crawl en devient une pure série B dans le sens le plus noble du terme, un divertissement remplissant pleinement son office et la preuve que Alexandre Aja reste l’un de nos réalisateurs les plus doués.

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