Critique ciné : Toy Story 4

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Bien que le troisième volet bouclait la boucle d’une magistrale manière, Disney laisse l’appât du gain l’emporter sur le bon sens et a commandé à sa succursale Pixar un Toy Story 4… Alors ça y est, nous voici venus au moment où la souris ruine l’aura jusqu’ici immaculée des jouets de John Lasseter ? C’est en tout cas ce que laisse entendre un scénario en apparence bien plus anecdotique que la moyenne de la saga, entre les gros emprunts aux précédents films sans les surclasser (ce que réussissait brillamment Toy Story 2) ou des bouts d’intrigue qu’on croirait rescapés de versions avortées du script (le personnage de Fourchette, rigolo mais sans le moindre traitement thématique concluant puisqu’on ne commence à questionner sa nature que lors… du générique de fin). Même la caractérisation de l’antagoniste, évitant le manichéisme dans la grande tradition de Pixar, prend ici une tournure presque forcée atténuant le sentiment de menace. On est donc loin de l’excellence du studio et pourtant, en resserrant les enjeux sur un héros en particulier non plus seulement en tant que jouet mais bien en tant que personnage («personne» ?) à part entière, avec à la clé une conclusion aussi surprenante qu’émouvante, Toy Story 4 parvient malgré tout à gagner sa place dans la saga. En nous rappelant combien nous aimons sincèrement ces jouets qui sont bien plus que cela. Mais gaffe à ne pas trop tirer la queue du Mickey…

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