Critique ciné : Parasite

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Fer de lance du nouveau cinéma coréen passé par une belle expérience à l’étranger (Snowpiercer, cette claque putain), Bong Joon-ho revient au pays avec ce qu’on serait tenté de qualifier de petit film. Parasite est effectivement un thriller centré sur moins d’une dizaine de personnages et situé dans deux décors principaux, ce qui n’en jette à priori pas trop, et même récompensé par une Palme d’or on continuerait à se méfier… surtout récompensé par une Palme d’or, d’ailleurs. Le réalisateur n’est toutefois pas n’importe qui et sur la base d’un canevas des plus simples, il déploie tout son art pour livrer une oeuvre à l’efficacité implacable, transfigurant des schémas vus pourtant de nombreuses fois ailleurs (une spécialité du ciné sud-coréen moderne). Sa mise en scène soutient aussi bien l’action que son propos au travers d’une escalade prévisible mais néanmoins très surprenante, ménageant à la fois des retournements de situation et un basculement de point de vue qui en dit long sur l’intelligence avec laquelle Bong Joon-ho aborde son sujet, sans prendre parti. S’il s’agit donc clairement à la base d’un petit film, Parasite a pourtant tout d’un grand grâce au talent inextinguible de son réalisateur. Et une Palme d’or bien méritée, une !

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