Critique ciné : Tolkien

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Jusqu’à quel point une oeuvre est-elle connectée à son créateur, dans quelle mesure la retrouve-t-on dans son parcours ? Telle est la question que se pose Tolkien, évocation de la vie de l’auteur de Bilbo le hobbit et du Seigneur des anneaux depuis son enfance jusqu’à la rédaction des premières lignes de son chef d’oeuvre. Un récit classique et efficace, mis en images avec élégance par Dome Karukoski (Tom of Finland), et au cours duquel on verra donc se dessiner petit à petit certains motifs des écrits de JRR, émerger certaines figures, en particulier lors de ces visions infernales de la bataille de la Somme où surgissent dragons et cavaliers encapuchonnés. Mais plus que cette chasse aux clins d’oeil et coïncidences qui ravirait juste les fanboys, le film a la bonne idée de se reposer pour beaucoup sur l’amitié liant Tolkien à ses camarades, un petit groupe d’artistes idéalistes en qui il va trouver de vrais frères, soit le thème au coeur même des écrits de l’auteur. Le métrage préfère donc à une accumulation factuelle, qui serait en plus fictive et forcée, un portrait émotionnel de son sujet. En cela, Tolkien raconte avec conviction les destins entremêlés d’un homme et de son oeuvre et constitue un biopic parfait pour cette légende de la littérature.

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