Critique ciné : Godzilla 2 – Roi des monstres

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Persévérant dans sa volonté de concrétiser le MCU du kaiju eiga malgré la réception en demi-teinte des précédents volets, Warner Bros met les bouchées doubles avec Godzilla 2 – Roi des monstres, vendu comme une foire d’empoigne apocalyptique entre pléthore de monstres géants. Un programme alléchant mais qui, on le sait, peut très facilement se prendre les pieds dans le tapis de ses promesses, surtout lorsqu’on en vient si vite au combat royal dans une saga (remember Justice League ?). Catapulté aux commandes de son premier blockbuster, le plutôt doué Michael Dougherty (Trick ‘r Treat, Krampus) use de son expérience de scénariste pour livrer un script sachant respecter la nature « catastrophe naturelle » des monstres de la Toho tout en approfondissant la mythologie mise en place depuis deux films. Qui plus est, il donne à leur apparition simultanée une raison et une construction qui évitent au métrage de tomber dans le piège du buffet si garni qu’il finit par s’écrouler sous son propre poids. Pourtant, ce savoir-faire ne l’empêche pas de se planter sur les protagonistes humains, dont la caractérisation trouble et potentiellement intéressante se dilue dans un développement revenant comme par magie aux standards hollywoodiens. Soit le même problème que dans l’opus de Gareth Edwards, c’est à dire cette incapacité à sortir des schémas avec un traitement générique qui ne s’accorde thématiquement pas du tout aux quelques grandes idées que charrie l’intrigue, sans compter qu’il casse le rythme en faisant régulièrement redescendre notre pic d’intérêt. On sera néanmoins très vite et souvent réveillé par la partition tonitruante de ce bourrin de Bear McCreary mais aussi, et surtout, par l’avalanche de visions dantesques qu’offre Godzilla 2 – Roi des monstres, redonnant tout son sens et son gigantisme à l’expression « forces de la nature ». Rien que pour ça, on demande à voir la suite de ce kaijuverse. Et puis, c’est quand même cool les gros monstres qui se tapent dessus.

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