Critique ciné : The Dead Don’t Die

the dead don t die_bill murray_adam driver_jim jarmusch_affiche_poster

Événement ! Avec The Dead Don’t Die, un film de zombies fait l’ouverture du festival de Cannes ! Et une comédie qui plus est ! En bons viandards que nous sommes, on ne peut refuser une telle proposition, et pourtant on aurait dû se méfier en voyant le nom de l’homme aux manettes, Jim Jarmusch, auteur quelque peu pédant et enfant-chéri des festivals cinés. Le bonhomme s’intéresse en fait au film de zombies dans la droite lignée du travail de George Romero, c’est à dire que les monstres servent de reflet à peine déformé aux travers de notre société consumériste, ils constituent une charge directe contre l’Amérique selon Trump. Jusque-là très bien, pas de soucis avec ça, sauf que Jimbo ne s’intéresse qu’à ça et seulement ça : faire passer son message. Il n’a aucun respect pour le genre (il le prend même clairement de haut) et n’en a strictement rien à foutre de son histoire, d’où un récit virant au grand n’importe quoi et fardé de références métas qui auraient pu être drôles si c’était du vrai second degré… sauf qu’on a surtout l’impression de voir Jarmusch ricaner en se titillant le nombril. Romero, lui, livrait un pamphlet frontal tout en racontant une vraie histoire, dans un vrai film, mais ici cela apparaît comme impossible tant l’ego du cinéaste bouffe tout l’espace. Et c’est bien dommage car même si l’ambiance est contemplative et les personnages plutôt clichetons, leurs (excellents) interprètes font qu’on s’attache malgré tout à eux, qu’on aimerait avoir peur pour eux, d’autant qu’ils ne manquent pas de créer quelques très bons moments de comédie. Mais non. The Dead Don’t Die, c’est en fait du ZAZ qui se prend grave au sérieux, la saison 3 de Twin Peaks quand on attendait la 1 ou la 2. Alors va te faire foutre Jarmusch. Et va te faire foutre Cannes.

Une Réponse à “Critique ciné : The Dead Don’t Die”

  1. karine Tinière dit :

    Tu as vraiment la haine!!!

Laisser un commentaire