Critique ciné : Monsieur Link

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On a déjà dit tout le bien qu’on pense du studio Laika, en fait à chacune de leurs sorties tant les équipes du fondateur Travis Knight excellent dans leur art, et leur Monsieur Link perpétue cette belle dynamique. Prolongeant en douceur la mouvance plus familiale du studio, le film ne bâcle pas pour autant le travail et constitue un nouveau tour de force technique et stylistique (voir les efforts considérables concédés pour que la mise en scène puisse s’affranchir des limites du medium, être aussi mouvante que dans le cinéma live) au service d’une histoire forte et émouvante, laquelle continue de préciser le discours humaniste qu’ont dessiné leurs précédents efforts. Le petit dernier pourra certes apparaître plus facile que ceux-ci, plus abordable (on pense parfois à Aardman sans que ce soit péjoratif), mais cela découle d’une obligation pour survivre sur marché de l’animation et, on le redit, n’implique en rien une quelconque trahison de la philosophie de Laika, de sa volonté de dénoncer les apparences par le biais de métrages à la fois beaux, malins et magiques. Sans être au panthéon de leur filmographie, Monsieur Link n’en demeure donc pas moins un excellent film d’animation, ce qui est déjà très bien. Bah oui, on ne peut pas pondre à chaque fois un Etrange pouvoir de Norman ou un Kubo.

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