Critique ciné : Détective Pikachu

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A la base, et même pour un fan de la licence Pokémon, le concept du jeu Détective Pikachu avait de quoi paraître incongru, trahissant plusieurs règles du lore et son principe même de gameplay. Autant dire qu’on ne misait pas un kopeck sur son adaptation en long-métrage, la rencontre jeux vidéo/cinéma nous ayant souvent conduit à de décevants résultats par le passé, et cependant… ça fonctionne ! Aussi fou que ça puisse paraître, Rob Letterman (Monstres contre Aliens, Chair de poule, le film) et ses équipes ont réussi à rendre crédibles des créatures aux looks pourtant complètement pétés grâce à un univers et une mise en scène très bien pensés, qui jettent sans cesse un pont entre notre réalité et celle du film (le futur Sonic devrait en prendre de la graine). Sans parler bien sûr des SFX à se décrocher la mâchoire. Peut-être est-ce alors dû à ce matériau d’origine en décalage avec l’image générique de la licence, offrant plus de latitude dans l’adaptation, ou bien au fait que le métrage gagne en plus ses galons de vraie oeuvre cinématographique de par ses oripeaux de film noir, lui faisant cumuler quelques belles ambiances dont certaines assez sombres (l’attaque des Capumains). Ok, la partie enquête de l’intrigue est très basique, mécanique (on reste devant un film ne voulant pas s’aliéner le jeune public), il y a pléthore d’incohérences et grosses ficelles, mais on rencontre également un tel humour (merci Ryan Reynolds), un tel rythme et un tel sens du spectacle qu’on est emporté par le tourbillon Détective Pikachu. Et puis quelle joie de voir enfin les Pokémons comme en vrai !

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