Critique ciné : Nicky Larson et le parfum de Cupidon

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Méprisée pendant longtemps, la génération Club Do’ a bien grandi et s’est imposée dans le paysage culturel français au point d’en faire le creuset d’un métissage artistique passionnant, reconnu jusqu’à l’internationale. Ce qui explique ce Nicky Larson et le parfum de Cupidon, rencontre improbable entre le manga légendaire de Tsukasa Hojo et les trublions de la bande à Fifi. Conscients de la lourde responsabilité qui leur incombe, ils – et surtout le chef de file Philippe Lacheau, également réalisateur – font autant preuve de respect pour l’oeuvre originale et son adaptation française (ce qui n’est pas tout à fait la même chose, celle-ci s’accompagnant de toute une culture annexe à laquelle le film fait de nombreux clins d’oeil) que d’une réelle volonté de bien faire. Celle-ci se traduit alors par une péloche ayant vraiment de la gueule, bien davantage que ce à quoi nous ont habitué les comédies françaises et cela en dépit de moyens qui restent à l’évidence limités. Tout juste reprocherons-nous des personnages secondaires casés en force pour faire participer toute la bande à cette opportunité inespérée mais soyons clairs : Nicky Larson et le parfum de Cupidon est ce qui est arrivé de mieux au PAF depuis bien longtemps et mérite en cela d’être célébré, en espérant qu’il fera des émules et débloquera d’autres projets aussi étonnants. Oui, Alexandre Aja, on pense à toi et à ton Cobra

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