Critique ciné : Minuscule 2 – Les Mandibules du bout du monde

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Passés avec succès du petit au grand écran, les intrépides insectes imaginés par Hélène Giraud et Thomas Szabo sont de retour pour un deuxième long-métrage, Minuscule 2 : Les Mandibules du bout du monde. Une aventure qui en bonne suite se déroule à une échelle encore plus grande, la coccinelle et la fourmi noire se retrouvant cette fois catapultées dans les jungles verdoyantes de Guadeloupe. Mais pas ensemble, malheureusement. En effet, s’ils participent bien de la même intrigue, les protagonistes vivent pourtant leurs péripéties chacun de leur côté, en parallèle, ce qui a une forte tendance à ralentir un rythme déjà très pépère dû à l’absence de dialogue ou un filmage naturaliste, posé. C’est à dire le style propre à Minuscule, on connaît, mais celui-ci s’accorde donc mal avec la forme du récit ici, ce qui ne retirera rien aux qualités intrinsèques de la série : l’humour aussi bien inspiré du cinéma muet que des cartoons classiques, la poésie, l’ode à la nature… autant de choses qui font de Minuscule 2 : Les Mandibules du bout du monde – malgré ses petites longueurs – une oeuvre qu’on se doit de choyer pour son caractère singulier et intemporel. Le genre de film qu’on accueillera de la même façon qu’on ait 2 ou 102 ans.

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