Critique ciné : Edmond

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Couronné de succès sur les planches, Alexis Michalik passe au grand écran en adaptant une de ses pièces, Edmond, l’histoire romancée de la création de Cyrano de Bergerac par Edmond Rostand. Un matériau qu’il connaît donc sur le bout des doigts, ce qui explique peut-être l’aisance avec laquelle il le met en scène : connu pour sa science des corps en mouvement sur scène, il retranscrit cette énergie dans un filmage ludique et vivant, avec une caméra détestant rester statique et ne tombant par conséquent jamais dans l’écueil du théâtre filmé, bien au contraire (voir cette scène où le décor de théâtre devient un décor réel, faisant que la pièce se transforme en un film à proprement parler). Il n’en oublie pas pour autant d’où il vient et si le postulat de l’intrigue est plutôt sympa bien qu’un peu trop évident (la pièce s’écrit en réaction à la propre vie de Rostand, en parallèle), le film n’est jamais plus plaisant que lorsqu’il nous plonge avec amour dans le monde du théâtre, ni plus touchant que lorsqu’il nous fait ressentir la joie et la fierté de ses acteurs (au passage, le casting est putain bon) quand ils parviennent à créer quelque chose d’important. On ne sait alors pas si Edmond plonge Michalik dans le même état mais une chose est sûre, il peut être fier de son premier long-métrage.

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