Critique ciné : Bienvenue à Marwen

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Un jour qu’il regarde la télé, Robert Zemeckis tombe sur le documentaire Marwencol qui raconte comment une victime d’agression s’est reconstruite à travers la photographie de ses jouets, mis en situation dans une fantaisie cathartique. Un pur récit sur l’acte créatif dont le cinéaste tombe amoureux et qui mettra plusieurs années à devenir Bienvenue à Marwen, preuve de l’implication qui anime le projet (l’excellent Steve Carell y est d’ailleurs aussi rattaché de longue date). On comprendra bien vite pourquoi devant le métrage tant celui-ci cumule toutes les facettes de l’oeuvre du réalisateur (prouesses technologiques au service d’un drame humain poignant, coexistence de plusieurs mondes finissant par interagir…) au point même que Zemeckis – également scénariste, fait assez rare pour le préciser – en vient à s’autociter avec un clin d’oeil aussi surprenant qu’appuyé à l’un de ses films les plus cultes. Certains verront alors en Bienvenue à Marwen l’expression d’un artiste au regard satisfait sur son propre nombril, l’avis général si l’on en croit la réception critique et publique, tandis que d’autres y assisteront à la concrétisation précieuse et quasi-absolue d’une vision d’auteur. Et puis quand même, pour une fois que la télé est source d’inspiration…

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