Critique ciné : L’Empereur de Paris

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Quelques années après le diptyque consacré à Mesrine, Jean-François Richet et Vincent Cassel se retrouvent dans L’Empereur de Paris pour explorer une autre célébrité trouble de l’histoire française, le bagnard Vidocq. A ceci près que là où ils dressaient un portrait nuancé du braqueur, il s’agit ici d’une véritable réhabilitation, « l’éternel évadé » étant présenté comme un innocent désirant laver son nom afin de mener une vie tranquille. Une piste à laquelle nous n’aurions rien à redire (après tout, qui peut prétendre détenir la vérité sur Vidocq ? Ou même n’importe quelle figure historique ?) si elle n’impliquait une lecture ressentie forcément comme romancée de la vie de l’ex-bagnard, laquelle rentre alors en contradiction avec le réalisme voulu par la mise en scène et fait que le film ne sait plus sur quel pied danser. Une sensation d’égarement encore renforcée par un scénario ayant une forte tendance à se disperser (voir le personnage de Olga Kurylenko, totalement inutile), sans compter qu’un léger manque d’envergure (ça coûte cher de faire un film pareil) ne rend pas toujours honneur aux aspirations « genresques » du réalisateur, dont le travail se fait alors plus académique. Si nous attendions donc beaucoup de la grosse production française de fin d’année, force est de reconnaître que L’Empereur de Paris nous laisse un sentiment de déception à la hauteur de cette attente. Pas de claque, trop classique.

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