Critique ciné : Aquaman

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On l’a déjà dit, DC et Warner ne se plantent jamais autant que lorsqu’ils veulent copier Marvel et accoucher de films comics chorales. Pour preuve, avec son aventure mythologico-historique ne s’embarrassant pas de la Ligue des Justiciers, Wonder Woman est leur seule réussite de ces dernières années, et c’est donc en toute logique que Aquaman emprunte le même chemin. Nous nous retrouvons donc ici face à de la grande aventure teintée d’heroic fantasy, avec son prince de sang-mêlé devant reconquérir le trône familial en voyageant à travers le monde afin de retrouver une arme légendaire… Rien de très original – surtout que le scénario pioche allègrement des idées à gauche et à droite, même chez la concurrence (certains éléments font beaucoup penser à Black Panther ou Ant-Man et la Guêpe) – mais suffisamment pour casser un peu le moule du film de super-héros. Surtout, ce qui hisse le film au-dessus du tout-venant est la présence de James Wan derrière la caméra. Trop content en effet de pouvoir une nouvelle fois s’éloigner du cinéma d’horreur qui a fait sa renommée, le cinéaste se fait plaisir et laisse éclater sa joie en un spectacle total bourré de visions dantesques, de combats brutaux et stylés, le tout mené par un héros plus bad-ass que ce à quoi nous a habitué la plupart des adaptations de la décennie passée. Alors certes, il fait quelques concessions au cahier des charges du blockbuster (un protagoniste féminin sexy quitte à être interprété par une potiche à la ramasse, des punchlines qui tombent souvent à plat, quelques moments guimauves…) mais Wan parvient malgré tout à hisser Aquaman à un niveau que nous n’espérions plus, celui d’un chouette divertissement alimenté par le plaisir communicatif de son réalisateur. De la part de celui qui a accouché du meilleur Fast and Furious en signant son septième épisode (fallait le faire), nous aurions pu nous en douter.

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