Critique ciné : Mortal Engines

mortal engines_christian rivers_peter jackson_affiche_poster

Tiens, ça fait longtemps que Peter Jackson n’a rien réalisé, et pour cause : lessivé par la trilogie The Hobbit, il a choisi de s’éloigner des plateaux pour quelques temps. Pas inactif pour autant, le papa des Feebles travaille ainsi depuis plusieurs années à l’adaptation du roman Mortal Engines, dont il a confié les commandes à son storyboardeur attitré, Christian Rivers. La patte du barbu de Wellington se ressent alors fortement dans cette aventure post-apocalyptique et c’est tant mieux car cela signifie production design absolument magnifique, séquences d’action inventives et tirant plutôt bien parti de leurs décors originaux (la scène d’ouverture est tout bonnement monumentale, sorte de mix entre Mad Max : Fury Road et Le Château ambulant) ou encore rythme sans faille. Après, si Jackson a certainement été conquis par l’univers rétrofuturiste du livre et son foisonnement de bonnes trouvailles, on ne peut pas dire qu’il ait été très regardant quant à la teneur de son intrigue, très convenue et parsemée de maladresses provenant d’inspirations mal-digérées. N’en présentant pas les défauts classiques (pas de triangle amoureux pour l’instant, ouf !), Mortal Engines ne parvient toutefois pas à faire oublier ses origines teen-littéraires et par le fait coince un peu à certains moments, ce qui ne l’empêchera pas de s’imposer comme l’un (le ?) des blockbusters les plus réussis et originaux de cette fin d’année. On le redit, il y a quand même Peter Jackson derrière tout ça. Et la concurrence n’est pas fofolle non plus…

Laisser un commentaire