Critique ciné : Assassination Nation

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Un peu comme Tueurs nés en son temps, Assassination Nation se veut être une critique abrasive et virulente de la société américaine au travers d’un portrait où se mêlent médias omniprésents, violence grandiloquente et excès dans tous les sens. Le miroir d’une civilisation malade dont le réalisateur Sam Levinson (fils de Barry, tout à fait) nous donne à contempler et ressentir les travers grâce à sa mise en scène inventive et énergique, aussi en phase avec son sujet que l’était Oliver Stone en son temps et bourrée de moments fleurant bon le pur de cinoche de genre. Si ce cocktail hystérique laissera certains spectateurs hermétiques voire même dans le rejet pur et simple, on ne pourra que saluer la férocité du message et son efficacité, le constat posé par le film faisant d’autant plus froid dans le dos qu’il nous apparaît comme terriblement crédible. Quel dommage alors que Assassination Nation finisse par prendre parti lors de son climax, contredisant un peu ce qu’il nous montrait jusque-là (clairement, il n’y avait personne ou presque à sauver) et perdant ainsi un peu de son impact. Mais en dépit de cela, la gifle collée auparavant était si forte qu’on en garde malgré tout une trace rouge et cuisante, même une fois sorti de la salle.

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