Critique ciné : Overlord

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Doté d’un pitch bien Z pourtant prometteur de gros moments de fun, sorte d’adaptation des jeux vidéo Wolfenstein, Overlord a tout ce qu’il faut pour titiller la curiosité de fantasticophiles ayant du mal à étancher leur soif ces derniers temps en salles obscures. Pensez, des GI catapultés derrière les lignes ennemies démastiquent des nazis zombies, comment refuser une telle proposition ? Surtout que la péloche semble avoir de la gueule et ne pas sacrifier son côté film de guerre épique, la présence de JJ Abrams à la production assurant un certain standing au nouvel effort de Julius Avery (Son of a Gun). C’est néanmoins là que Overlord perd des cartouches car s’il est vendu comme un gros ride horrifique et burné, il va au contraire prendre son temps pour raconter son histoire et plus encore pour déballer son aguichant bestiaire (lequel s’avère très succinct au final), que nous ne découvrirons donc que dans la dernière bobine. Clairement plus intéressés par l’aspect historique que celui horrifique, les responsables passent à côté de tout ce qui aurait pu être fendard – on le redit, l’oeuvre est plutôt chiche en gloumouttes et action – et en oublient même certains éléments (sérieux, la tante cachée derrière sa porte ne sert pas plus que ça ?). Tout ça en construisant sur du sable puisque leurs personnages souffrent d’un manque flagrant d’épaisseur et originalité, même le héros dont le postulat plutôt sympa (il refuse de tuer) est réduit à néant par une évolution traitée par-dessus la jambe. Heureusement porté par un rythme ne faiblissant pas, Overlord se suit alors sans trop de déplaisir mais il nous laisse le cruel sentiment d’un rendez-vous manqué. Et pendant ce temps, nous avons toujours faim de barbaque barbare…

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