Critique ciné : Millénium – Ce qui ne me tue pas

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Ayant compris qu’en dépit de ses qualités, le remake du premier Millénium par David Fincher était quelque peu redondant avec le film original (d’autant que lui et ses suites ont été plus que largement distribués dans le monde), les pontes de Sony Pictures ont décidé de passer directement aux quatrième volume, Millénium : Ce qui ne me tue pas. Un tome qui marquait une rupture de par l’arrivée d’un nouvel auteur – David Lagercrantz en remplacement du défunt Stieg Larsson – et qui se traduit ici par une remise à zéro des compteurs : nouvelle Lisbeth Salander (incarnée par Claire Foy, un peu trop «humaine» en dépit d’une première apparition quasi-biblique), nouveau réalisateur (le très efficace Fede Don’t Breathe Alvarez) mais surtout nouvelle direction pour la franchise, qui se met à lorgner terriblement du côté des Mission : Impossible chapeautés par Tom Cruise. Tout y est en effet, des scènes d’action avec cascades qui claquent à la menace en forme de MacGuffin en passant par la team d’experts disparates autour du protagoniste principal (Lisbeth, évidemment), au point que Millénium : Ce qui ne me tue pas ne pourra entretenir au final que très peu de liens avec la trilogie de base. Les fans de la première heure en seront certainement décontenancés et déçus tandis que les autres découvriront un thriller un peu bâtard (la mise au second plan de la partie enquête appauvrit considérablement l’intrigue) mais d’une noirceur vénéneuse plutôt classe.

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