Critique ciné : The Predator

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Introduite avec deux films devenus cultes, la langouste rasta n’a ensuite pas franchement été gâtée, au gré d’oeuvres sincères mais boiteuses. Nous comptions ainsi beaucoup sur The Predator pour redorer son blason, d’autant que l’excellent et inattendu Shane Black avait été promu aux commandes. Scénariste génial ici épaulé par son comparse Fred Dekker, il fait alors peut-être fausse route en voulant creuser la mythologie de la créature (une piste qui n’a jamais rien apporté de bon) mais compense cela par quantité de bonnes idées, une volonté d’offrir un spectacle véritablement adulte et surtout – sa spécialité – une galerie de personnages aussi forts en gueule qu’attachants. Voilà qui fait beaucoup de bonnes choses, non ? Le drame c’est que nous n’aurons pas franchement le temps d’en profiter, le film ayant clairement été raboté pour ne pas dépasser la durée générique d’1h45 alors que vingt minutes supplémentaires auraient été plus que bienvenues. Une volonté mercantile (ça permet de faire une séance de plus par jour dans les cinémas, pas con) qui suce la moelle de toute la péloche : les personnages ont du mal à dépasser le statut de clichés, l’intrigue devient confuse et bourrée de blancs, les scènes d’action sont montées à la serpe et ne posent aucune ambiance (sans compter que la photo dégueulasse les rends encore plus illisibles)… The Predator est un beau gâchis que ne pourrait rattraper qu’un hypothétique director’s cut en blu-ray. On croise les doigts.

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