Critique ciné : Johnny English contre-attaque

johnny english contre attaque_rowan atkinson_olga kurylenko

Personne ne l’attendait (ce qui est un peu sa spécialité direz-vous) mais le plus gaffeur des agents secrets britanniques est de retour pour Johnny English contre-attaque. Un troisième opus en forme donc de comeback où le cousin idiot de James Bond affronte les dangers du monde moderne avec une approche résolument old-school, de laquelle découle en toute logique le ressort de très nombreux gags. Plus encore, là où les films précédents jouaient la carte de la modernité et du high-tech, celui-ci parodie l’âge classique du film d’espionnage, les premiers 007, ce qui ne manque pas de donner une petite touche surannée à la péloche. Et de faire des économies au passage (on y va mollo sur l’exotisme et l’action), le film ne donnant pas l’impression d’avoir bénéficié de beaucoup d’investissement si ce n’est celui de Rowan Atkinson, dans un registre qu’il maîtrise ô combien. S’il est alors quasiment impossible de louper une parodie de film d’espionnage (vérifiez par vous-même), on ne peut pourtant pas dire que Johnny English contre-attaque brille particulièrement, ampoulé un brin par sa ronronnante mécanique. Mission à moitié remplie, monsieur English.

Laisser un commentaire