Critique ciné : Mon ket

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Pour sa première réalisation, Mon ket, le comique François Damiens revient à l’exercice qui l’a fait connaître sur le petit écran, la caméra cachée. Un dispositif hautement questionnable dans un long-métrage (la mise en scène y paraît comme souvent trop léchée malgré les contraintes inhérentes à ce procédé) au travers duquel il raconte l’histoire d’un bandit de petit chemin qui veut renouer des liens avec son fils, commencer une nouvelle vie, sans rien abandonner toutefois de ses pratiques de marlou malhonnête. Un postulat intéressant, d’autant que les talents d’acteur de Damiens lui permettent de composer un personnage tangible, tour à tour révoltant ou touchant. Mais voilà, ce qui fonctionnait dans Borat ou Brüno ne va pas de même ici car là où Sacha Baron Cohen composait des personnages franchement cartoonesques, le belge en campe lui un finalement très crédible, qu’on pourrait croiser n’importe où. Le décalage se fait alors moins ressentir durant les caméras cachées et laisse la place à un malaise persistant, tout juste traversé de quelques sourires quand on parvient à comprendre ce que disent les gens (non mais quel accent de merde). Ajoutons à cela un rythme qui traîne un peu la patte – une meilleure utilisation de la musique aurait permis de dynamiser l’ensemble – et Mon ket s’inscrit comme une comédie pas très marrante, qui mettra mal à l’aise plus qu’autre chose. Comme un épisode de Strip-tease dont le sordide fait rire jaune…

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