Critique ciné : Jurassic World – Fallen Kingdom

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Au fur et à mesure que tombaient les trailers de Jurassic World : Fallen Kingdom, nous craignions que cet épisode marque une rupture définitive avec ce qui faisait la magie du premier Jurassic Park, à grand renfort d’extrapolations génétiques et surenchère cgi-esque. C’était sans compter la présence aux manettes du talentueux Juan Antonio Bayona (L’Orphelinat, Quelques minutes après minuit) qui fait preuve d’une déférence des plus respectueuses à cet épisode séminal, le citant régulièrement au travers de scènes, plans ou détails, autant de petites choses qui en faisaient le génie et que nous retrouvons avec plaisir ici tant cela nous replonge dans l’excitation et l’émerveillement de l’époque. Plus encore, Bayona – qui a toujours un peu été le fils illégitime de Steven Spielberg et Guillermo del Toro – s’inspire plus largement du travail du papa de E.T. l’extraterrestre et calque par exemple sa narration sur celle des Indiana Jones, avec une aventure qui ne s’arrête plus une fois lancée et sans ellipse notable. Du tout bon pour le rythme, d’autant que ça n’empêche pas le film de se montrer parfois émouvant et surtout de laisser le cinéaste espagnol s’exprimer, en particulier au travers de son goût pour le conte noir. Lequel se traduit par la plus belle scène de Jurassic World : Fallen Kingdom (l’attaque dans le lit, aussi gratuite que magnifique) et un épilogue particulièrement pessimiste pour la saga. Mais riche de promesses pour la suite car ce long-métrage prouve que bien qu’on continue de s’en éloigner, on peut quand même retrouver la magie de Jurassic Park pour peu qu’on mette des personnes capables aux commandes. N’est-ce pas monsieur Trevorrow ?

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