Critique ciné : Deadpool 2

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Parce qu’il ne peut pas mourir – et a accessoirement engrangé les dollars par millions – le transfuge le plus branque de l’univers Marvel est de retour dans une suite sobrement intitulée Deadpool 2. Et question sobriété, vous vous en doutez, ce sera tout. Finito. Parce que le premier film avait mis la barre très haute en matière d’humour graveleux et de vingt-troisième degré et qu’il faut bien la pousser encore au-delà pour la suite (bah ouais, c’est à ça que ça servent les suites), ce que cette dernière ne réussit pas toujours à faire même si elle comporte son lot de séquences et gags bien pétés du casque. Ne pouvant plus compter sur l’effet de surprise provoqué par ses outrances, le film prend en fait le parti de ne pas se limiter à la surenchère sous la ceinture. Son ambition le pousse en effet à proposer une intrigue davantage étoffée en termes de thématiques, péripéties et même d’émotions (enfin, ne vous attendez pas non plus à du 3 Billboards), ce qui ne s’est pas fait sans mal si l’on en croit un dernier tiers de métrage sentant à plein nez les remaniements de dernière minute. L’étape du montage a dû être un beau bordel. Deadpool 2 fonctionne pourtant carrément, grâce à l’abattage et l’humour uniques de son antihéros en titre (sans oublier le talent du plutôt vénèr’ David Leitch, co-réalisateur de John Wick), et fait le plus grand bien quelques jours après l’insipide Avengers : Infinity War. Oui, Deadpool va vous faire du bien. Et vous allez aimer ça, bande de canailles.

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