Critique ciné : Dans la brume

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Les incursions du cinéma français dans le fantastique et le film-catastrophe sont trop rares pour être boudées, surtout quand ça se fait sur la base d’un postulat aussi intriguant – même si pas très original – que celui de Dans la brume. Alors on va le voir, en sachant pertinemment qu’on y rencontrera toutes les scories de ce type d’excercice, mélange de frilosités auteurisante et économique si fréquentes dans l’hexagone (la présence du québécois Daniel Roby derrière la caméra n’y changeant rien) . Et elles sont toutes là, du casting réduit à l’unité de lieu en passant par une action peu fofolle ou un scénario trop prévisible. Pourtant, le réalisateur a eu la bonne idée de condenser son récit au maximum, réduisant la durée du métrage à moins d’1h30, ce qui lui permet de ne pas s’éparpiller en bavasseries et perdre en efficacité. Les sentiments d’urgence et de danger sont bien présents, induits par une mise en scène au plus près du point-de-vue de personnages campés par des comédiens impliqués (eux aussi doivent être ravis de voir émerger ce genre de projet), faisant que l’intrigue ne rebute pas malgré sa mécanique des plus classiques et redondantes. S’il ne soutiendra alors pas la comparaison avec les canons du genre américains (The Mist, c’est ce film à la puissance 10 sur tous les plans), Dans la brume reste une tentative tout à fait honorable de bousculer un brin la production française avec ses faux airs de blockbuster à la sauce apocalyptique. A défaut de mieux…

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