Critique ciné : Hostiles

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Western au titre on ne peut plus adéquat, Hostiles dresse un portrait très sombre des Etats-Unis alors qu’ils étaient à une époque charnière de leur histoire, ce moment où ils commençaient à faire face aux conséquences de leurs actes (le film rappelle pas mal en cela The Homesman). Le scénario de Scott Cooper – également réalisateur et toujours passionné par le côté sombre de son pays – est ainsi tout entier pensé pour confronter les points de vue et montrer comment peuvent évoluer les mentalités pour peu qu’on se donne la peine de rencontrer l’autre, d’essayer de le comprendre (l’intensité du casting illustre cela parfaitement). Un message toujours aussi primordial aujourd’hui et le métrage nous le communique sans l’enrober de mélo ou du lyrisme croisé parfois dans le genre, il reste implacable et cru dans sa manière de dépeindre ces prises de conscience : il n’y a aucun espoir de pardon, ne reste qu’à vivre avec le poids de ses actes et essayer seulement de s’améliorer pour ne pas qu’ils se reproduisent. Même si l’hostilité paraît être un poison ayant totalement vicié le sang coulant dans les veines de l’Amérique (voir la citation très pessimiste en ouverture). Si c’est donc toujours un plaisir que de voir débarquer un nouveau western, ça l’est encore plus lorsque cela se fait avec autant de choses à dire. Et Hostiles les dit très bien.

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