Archive pour mars, 2018

Critique ciné : Hostiles

20 mars, 2018

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Western au titre on ne peut plus adéquat, Hostiles dresse un portrait très sombre des Etats-Unis alors qu’ils étaient à une époque charnière de leur histoire, ce moment où ils commençaient à faire face aux conséquences de leurs actes (le film rappelle pas mal en cela The Homesman). Le scénario de Scott Cooper – également réalisateur et toujours passionné par le côté sombre de son pays – est ainsi tout entier pensé pour confronter les points de vue et montrer comment peuvent évoluer les mentalités pour peu qu’on se donne la peine de rencontrer l’autre, d’essayer de le comprendre (l’intensité du casting illustre cela parfaitement). Un message toujours aussi primordial aujourd’hui et le métrage nous le communique sans l’enrober de mélo ou du lyrisme croisé parfois dans le genre, il reste implacable et cru dans sa manière de dépeindre ces prises de conscience : il n’y a aucun espoir de pardon, ne reste qu’à vivre avec le poids de ses actes et essayer seulement de s’améliorer pour ne pas qu’ils se reproduisent. Même si l’hostilité paraît être un poison ayant totalement vicié le sang coulant dans les veines de l’Amérique (voir la citation très pessimiste en ouverture). Si c’est donc toujours un plaisir que de voir débarquer un nouveau western, ça l’est encore plus lorsque cela se fait avec autant de choses à dire. Et Hostiles les dit très bien.

Critique ciné : Le Labyrinthe – Le Remède mortel

9 mars, 2018

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Sauvée in extremis par la ferveur d’une solide base de fans et d’excellentes ventes en vidéo, la trilogie tirée des écrits de James Dashner arrive aujourd’hui à son terme avec Le Labyrinthe : Le Remède mortel. Une conclusion venant confirmer sans peine tout le bien que nous pensions de la saga jusque-là, entre un casting attachant (et leurs quelques années en plus ajoutent encore à leur rôle) et un réalisateur – Wes Ball – qui aura su mener sa barque à bon port en dépit du fait qu’il s’agissait de ses premiers efforts en longs-métrages (et outre le dynamisme de sa mise en scène, on appréciera son goût pour les panoramas post-apo magnifiques). Mais ce qui fait surtout la force de ces films en comparaison de la concurrence, c’est bien le travail d’adaptation exemplaire dont ils jouissent, lequel sait soustraire des romans tout ce qui aurait été lourdingue ou trop peu crédible pour aboutir à un condensé à l’efficacité redoutable. Et puisqu’il s’agit de la fin de l’histoire, Le Labyrinthe : Le Remède mortel se permet même d’étoffer avec finesse la conclusion originale, pour lui apporter davantage de nuances. Quand on vous dit que cette saga est mortelle.