Critique ciné : Cro Man

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Porté par son héritage prestigieux (Wallace et Gromit, quand même) mais bousculé par les réalités du marché, le studio Aardman démontre avec Cro Man qu’il continue malgré tout son petit bonhomme de chemin sans se préoccuper franchement de la concurrence, avec un flegme et un humour pince-sans-rire typiquement britanniques. L’histoire part ainsi d’un postulat aussi simple qu’absurde, une relecture footballistique de la préhistoire dont l’idée faisait marrer le réalisateur attitré Nick Park. Il ne leur en a pas fallu davantage pour se lancer sur un projet de long-métrage et à contrario de ce terreau à priori peu fertile, on peut faire confiance à l’inventivité du studio pour faire fleurir trouvailles et gags. Mais surtout, les créateurs croient dur comme pierre en leur péloche et ses personnages et n’ont donc aucun mal à nous communiquer ce sentiment, jusqu’à nous faire nous enflammer pour un match de foot même si on n’aime pas ce sport. Moins ambitieux peut-être alors que leurs précédents travaux (on sent bien depuis Shaun le mouton que les budgets ont été revus à la baisse), Cro Man n’en porte pas moins la signature Aardman caractéristique qui en fait un vrai petit moment de bonheur et d’humour. Et Crochon est vraiment trop une mascotte géniale !

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