Critique ciné : Santa & Cie

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Fréquente dans le cinéma américain, la comédie fantastique de Noël n’a pas en revanche pignon sur rue dans nos contrées où soit elle est méprisée pour son caractère enfantin, soit elle est redoutée pour le budget qu’elle réclame. Il n’y avait alors bien qu’un Alain Chabat pour nous offrir ce Santa & Cie, livré pile-poil avant les fêtes de fin d’année. Opportuniste, l’ex-Nul ? Forcément un brin – en même temps un film de Noël en Août, ça ne le ferait pas du tout – mais par-delà cela, on ne pourra pas l’accuser d’avoir vendu son âme au Diable. Loin du style lumineux et factice de ce genre de films, il garde une vraie démarche de cinéaste et n’hésite pas à bousculer un peu les plus jeunes (et les moins jeunes) spectateurs, par exemple en créant des ambiances véritablement anxiogènes quand cela est nécessaire pour servir son propos (comme dépeindre une «réalité» crédible et pas très folichonne, en contraste avec la magie du monde de Santa Claus). Une démarche ayant déjà plombé un certain nombre de comédies mais, miracle de Noël, ici cela passe sans heurt grâce à l’humour de Chabat (excellent en père Noël taciturne et paumé) et un casting inspiré (mention spéciale aux deux enfants, marrants sans jamais être crispants). On aurait alors peut-être aimé un peu plus de folie dans la comédie, reste que Santa & Cie est un cadeau idéal pour qui aime le 25 décembre et Alain Chabat. Joyeux Noël !

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