Critique ciné : A Beautiful Day

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Il suffit parfois d’une bonne bande-annonce pour nous faire oublier qu’un film récompensé à Cannes à de fortes chances d’être décevant au bout du compte. Loin du rush de violence crasse vendu par son trailer, A Beautiful Day est ainsi une œuvre certes crasse mais surtout atmosphérique, d’une froideur cérébrale annihilant toute velléité d’émotion, d’identification, alors qu’il appelait clairement à un traitement contraire. Sans aller jusqu’au Léon de Luc Besson (excellente péloche au demeurant), on aurait en effet adoré pouvoir s’émouvoir de la performance hallucinante de Joaquin Phoenix ou de la mise en scène à l’évidence brillante de Lynne Ramsay (We Need to Talk about Kevin) mais c’est peine perdue tant tout cela se perd dans cette conception auteurisante oubliant qu’on peut à la fois divertir et faire réfléchir les spectateurs. On reste extérieur au récit et le titre original – You Were Never Really Here (« Tu n’as jamais vraiment été là ») – prend alors tout son sens. A Beautiful Day, ou la malédiction des palmés.

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