Critique ciné : Au revoir là-haut

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Au revoir là-haut représente un double défi inédit pour le génial Albert Dupontel : déjà, il s’agit de sa première adaptation d’un roman, qui plus est un lauréat du Goncourt. Et deuxièmement il se frotte là à son premier film historique, qui plus est un gros blockbuster tournant autour de la Première Guerre mondiale. Des gageures le forçant à adopter un style un peu plus classique que d’ordinaire mais sans que jamais ne cessent de poindre son humour et son humanité, transpirant de la douce folie animant le métrage. Pour chipoter, on pourrait reprocher à l’oeuvre de reposer sur une narration un peu trop pépère (sans être chiante pour autant) et de trop se focaliser sur le personnage de Dupontel (alors que celui incarné par Nahuel Perez Biscayart est étonnamment en retrait, sans parler du point-de-vue de la gamine qui aurait pu être porteur si exploité). Mais rien de tout cela ne fait le poids face à la personnalité rare et précieuse de l’artiste aux commandes, qui font de Au revoir là-haut un film tout aussi rare et précieux.

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