Critique ciné : Coexister

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Ironiquement, si son nouveau film se nomme Coexister, il s’agit pourtant du premier effort en solo derrière la caméra pour Fabrice Eboué, après les très sympas Case départ et Le Crocodile du Botswanga. Loin de se dégonfler, le transfuge du Jamel Comedy Club s’attaque alors à un sujet toujours un peu délicat délicat, les religions, d’autant plus que son goût pour l’humour noir ne peut qu’aboutir à un résultat plus grinçant qu’un Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?. Ce qui ne l’empêchera bien évidemment pas de prêcher la tolérance. Lui-même se montre d’ailleurs très (trop ?) tolérant à en juger certains éléments de l’intrigue vite expédiés, tel le problème de la cocaïne ou la culpabilité de son personnage. Qu’importe, son sens de la vanne et sa réalisation sachant abandonner de temps en temps le fonctionnel, doublés d’un solide casting (mention spéciale à Ramzy Bédia), font que Coexister s’impose sans peine comme l’une des comédies françaises les plus recommandables de cette fin d’année.

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