Critique ciné : Kingsman – Le Cercle d’or

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Passé de la production à la réalisation avec le discret mais sympathique polar Layer Cake, Matthew Vaughn n’a depuis eu de cesse de prouver qu’il est un cinéaste aussi geek que virtuose, livrant parmi les meilleurs comic-book movies de ces dernières années. Donnant pour la première fois en personne une suite à l’un de ces films (certainement parce qu’il en est l’un des principaux initiateurs), Kingsman : Le Cercle d’or aurait pu marquer le début d’un essoufflement dans ce parcours sans faute, le signe d’une certaine routine ou lassitude. Mais non, carrément pas. Vaughn nous met dès la scène d’introduction une grosse baffe dans la gueule avec une course-poursuite d’anthologie (la mise en scène de la baston dans la voiture tient du jamais-vu dans sa fluidité, son dynamisme et sa mobilité) pour ne plus nous lâcher ensuite, et se multiplient alors les scènes et idées où on ne peut que passer de «waouh !» à des «oh, putain !» béats. Drôle, rythmé, doté qui plus est d’un scénario carré qui rend aussi bien honneur aux héros (la relation entre les Kingsmen finit par devenir vraiment touchante) qu’aux vilains (Julianne Moore réussit à être aussi diabolique, mégalo et «sensée» que Samuel L. Jackson dans le premier volet), Kingsman : Le Cercle d’or s’inscrit donc comme une suite exemplaire et l’un des meilleurs films de 2017. Et le troisième volet sera certainement parmi ceux de 2019 si Matthew Vaughn continue sur cette voie !

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