Critique ciné : Pirates des Caraïbes – La Vengeance de Salazar

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Avec Pirates des Caraïbes – La Vengeance de Salazar, le pirate le plus maniéré d’Hollywood est de retour pour une cinquième aventure qui a tout du test de popularité pour un Johnny Depp dont la carrière est en sérieuse perte de vitesse. Jack Sparrow est pourtant étonnamment en retrait dans cet opus, il est porté par l’intrigue sans en être véritablement acteur. On ne ressent en fait pas plus de motivation chez le personnage que chez son interprète (Depp était semble-t-il plus intéressé par la picole que le film lors du tournage et cela saute aux yeux), il est juste là pour faire son show et encore, il y va mollo dans le registre. Ce qui ne sera pas pour déplaire à ceux qu’il saoulait. Pour le coup, l’habituel petit couple qui faisait tâche dans chaque film de la saga trouve alors ici une place et une utilité plus concluantes. Sans être incroyables de profondeur (même s’il faut bien leur reconnaître un certain charisme), ils se justifient malgré tout par la façon dont ils s’intègrent dans la mythologie et annoncent un possible renouvellement de la franchise. De manière générale on appréciera comment le film, après le stand-alone La Fontaine de jouvence, veut renouer avec la trame des trois premiers volets, s’en poser comme une véritable suite et pourquoi pas comme une conclusion si l’on excepte l’inutile et illogique scène post-générique. Jamais nous n’aurions cru que revoir Orlando Bloom pourrait être vecteur de qualité mais c’est pourtant bien la cas, en cela que cet épisode donne le sentiment de boucler la boucle et gagne ainsi une raison viable d’exister. Après, ça n’en fait pas non plus un égal du Secret du coffre maudit et encore moins un grand film. Transfuges de l’écurie Besson pour qui ils avaient signé la panouille Bandidas, les norvégiens Joachim Ronning et Espen Sandberg reviennent ainsi au blockbuster après quelques drames historiques et s’ils sont à l’évidence des faiseurs appliqués, ils n’en demeurent pas moins dans ce contexte de film de commande de simples yes-men mettant mécaniquement en scène le scénario, sans chercher à se l’approprier. Le duo réserve bien quelques séquences joliment foldingues (la réinvention de l’expression «voler la banque», la guillotine acrobatique) mais c’est avant que le métrage ne passe par un gros ventre mou dès qu’on embarque sur l’océan, ces péripéties maritimes peinant à passionner de par leur propension à retarder l’affrontement (le rapport de force est trop inégal) ou varier les rencontres (voir comment est expédiée la séquence du mariage forcé). Tout cela fait que Pirates des Caraïbes – La Vengeance de Salazar n’est pas honteux mais justement, ce serait peut-être bien l’occasion d’arrêter la saga sur une note relativement positive. Ou presque.

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Une Réponse à “Critique ciné : Pirates des Caraïbes – La Vengeance de Salazar”

  1. Rencontres et sorties entre amis dit :

    Il n’est pas correct de comparer celui-là avec les volets précédents même si personnellement Penelope Cruz m’a manqué… Sans en faire trop, la plupart des scènes étaient remplies d’humour. Jack est un personnage unique !

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