Critique ciné : xXx – Reactivated

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Mine de rien, Vin Diesel est en train de devenir un véritable héros sauveur pour les licences qu’il a lancées (et inversement). En effet, après avoir porté à bout de bras – épaulé par le réalisateur/scénariste David Twohy – le personnage de Riddick et refait le plein de la saga Fast and Furious, le comédien est de retour dans la peau tatouée de Xander Cage pour xXx : Reactivated, qu’il avait délaissée le temps d’un xXx 2 : The Next Level mené par Ice Cube. Le désir manifeste de relancer une franchise moribonde depuis maintenant presque douze ans et nous n’aurions pas grand chose à y redire tant cette relecture djeun’s de James Bond a de potentiel dans le spectaculaire, sauf que les responsables ont choisi une toute autre direction pour ce troisième volet. Inspirés ainsi par le carton de la bande à Toretto, le xXx nouveau embraye sur le style des Fast and Furious et c’est loin d’être porteur. Outre une tendance à la surenchère pouvant tomber dans le grotesque pur (sérieux, la poursuite en motos sur l’océan…) et un Diesel paraissant ne plus savoir dans quel film il joue, cela s’accompagne effectivement d’une écriture pour le moins médiocre. C’est à dire plus concentrée sur l’accumulation d’éléments disparates que l’élaboration d’un véritable récit, en reprenant telles quelles les marottes de la licence tunée : constitution d’une équipe/famille avec ce que ça implique comme personnages secondaires comiques bien lourdingues (et là on touche le fond du fond, avec entre autres un Tony Jaa une nouvelle fois sacrifié), brouillage des frontières entre gentils et méchants au point d’annihiler toute structure narrative (on ne comprend même pas qu’on y est lorsque débute le climax), beauferie généralisée et assumée en lieu et place qu’une quelconque recherche thématique… On a beau savoir qu’un xXx ne brillera jamais franchement grâce à son script, il s’agit là malgré tout d’un sacré nivellement par le bas, pas même rattrapé par les séquences d’action ou si peu. Car s’il s’était montré plutôt efficace dans le domaine du thriller tendu avec Paranoïak ou L’Oeil du mal, le réalisateur D.J. Caruso est bien moins convaincant lorsqu’il s’agit de tout faire péter, de s’épanouir dans le cadre d’un blockbuster, en témoigne son pénible Numéro Quatre. S’il n’y avait alors Donnie Yen pour placer quelques mandales bien senties et dégager un charisme réel, en dépit d’un rôle pourtant sans saveur, il faudrait se satisfaire de cascades plus folles les unes que les autres mais en même temps si peu crédibles – ou bien mises en scène – qu’elles sont privées de tout «effet whaou». Loin d’être les retrouvailles que nous espérions, xXx : Reactivated marque donc un tournant particulièrement décevant pour la franchise qui développe sa mythologie de bien piètre manière, en piochant allègrement dans les travers d’une autre série qui a déjà montré ses limites depuis fort longtemps. Mais puisque les billets verts continuent d’être engrangés, un xXx 4 avec la même équipe est déjà dans les starting-blocks… Puisse Riddick ne jamais connaître tel traitement !

xXx: Return of Xander CagexXx: The Return of Xander CagexXx: Return of Xander Cage

Une Réponse à “Critique ciné : xXx – Reactivated”

  1. amateurdephotos dit :

    Cet critique ne m’étonne pas, les deux premiers volets avaient deja leur lot de grotesque dans les actions… Il me tarde tous de meme de le voir pour constater cela de mes yeux. Mais je ne paierai pas pour le voir….

    http://amateurdephotos.unblog.fr

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