Critique ciné : Le Monde de Dory

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Membre historique de Pixar dont il a fortement contribué à créer la légende, Andrew Stanton était passé chez la maison-mère Disney le temps d’un film live, John Carter. Une expérience récompensée par un injuste flop au box-office, qui l’a donc amené à revenir à ses premiers amours et donner aujourd’hui une suite à son Monde de Nemo, Le Monde de Dory. Syndrome de la queue entre les jambes ? Choix de la facilité ? Peut-être, ouais. Ce qui est sûr cependant, c’est qu’on ne saura lui reprocher quoi que ce soit tant son nouveau film s’avère brillant, une suite digne de ce qu’avait fait le studio à l’époque avec Toy Story 2. Et ce n’est pas peu dire. Le Monde de Dory, en mettant au premier plan la poisson chirurgien amnésique, prolonge ainsi avec un tact et sensibilité irréprochables les thématiques que le premier film ne faisait qu’effleurer, à savoir l’éducation et la vie avec un enfant handicapé puis ce que cela peut représenter de vivre avec ce handicap. Des sujets graves mais en aucun cas larmoyants dans leur traitement, où le réalisme ne se dépare jamais d’un indécrottable et communicatif optimisme. Nous sommes loin de Cars 2, autre suite made in Pixar donnant du galon à un personnage secondaire et qui elle ne le justifiait nullement, si ce n’est pour se perdre dans une bouffonnerie généralisée. Ici aucun errements de la sorte puisque nous sommes donc face à un scénario marqué du sceau d’excellence du studio, parfaitement construit pour laisser autant de place aux péripéties endiablées (les séquences d’action sont des modèles de rythme et de mise en scène et culminent en un climax époustouflant) qu’au développement des personnages (aussi bien les principaux que les secondaires avec quelques ajouts géniaux comme Hank, la pieuvre misanthrope), sans oublier bien sûr pléthore de gags dont l’efficacité devrait traverser les âges. Après Vice-Versa, Le Monde de Dory vient alors confirmer la très bonne santé de Pixar – ce dont on doutait fortement jusqu’à l’année dernière – pour peu que le studio fasse appel à ses réalisateurs historiques, une situation rappelant tristement celle du japonais Ghibli avant sa restructuration. Ca va que Stanton, Docter et compagnie sont encore jeunes mais espérons que nous n’en arriverons pas à la même issue, et qu’une vraie relève finisse par émerger au sein du studio.

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Une Réponse à “Critique ciné : Le Monde de Dory”

  1. cineme dit :

    Salut ! J’aime bien regarder des films d’animation de ce genre, car cela me permet de me vider la tête (rire). Qui plus est, celui-ci est sympa, les images sont belles et les personnages très attachants.

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