Critique ciné : Mad Max – Fury Road

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Evoqué régulièrement depuis une bonne quinzaine d’années, le quatrième Mad Max n’a jamais tant fait fantasmé que depuis la révélation de son premier teaser, une énorme baffe visuelle et sonore présageant d’un spectacle complètement fêlé du carburateur, un pétage de plomb total de la part du réalisateur George Miller. Et comme c’est rarement le cas avec les campagnes marketings fracassantes, les promesses sont ici tenues car oui, Mad Max : Fury Road est un vrai film fou. Une expression souvent galvaudée mais qui prend tout son sens face à la démence de l’entreprise sous nos yeux puisque au-delà de son récit ramassé sur une seule grosse course-poursuite de près de deux heures (déjà ça, c’est pas mal branque), au-delà de ses cascades auto démentes d’où sont bannis en grande majorité les SFX, au-delà de son esthétique réussissant l’exploit de magnifier jusqu’à ses délires les plus kitschs, le long-métrage est en effet intrinsèquement dégénéré (sans vouloir être péjoratif). Il est un amas organico-foutraque de couches et excroissances à l’image de ses véhicules post-nuke, avec une vie propre, un langage et des codes bien à lui qu’on se prend en pleine tronche sans la moindre préparation. En cela, et bien qu’on y penserait pas franchement au premier abord, il rappelle dans une certaine mesure une œuvre comme Orange mécanique, de celles qui soit vous tirent par les tripes jusqu’aux tréfonds de leur folie, vous poussent à adopter et comprendre leur radicalité, soit vous laissent méchamment sur le carreau. Surtout que ce reboot de Mad Max prend le parti quasi-suicidaire de mettre en retrait son héros en titre durant très longtemps, le malmène et le rabaisse comme peu (aucun ?) de personnages principaux de blockbuster ont eu à le souffrir. Qu’importe puisque cela laisse alors le temps à d’excellents seconds rôles de se faire une place au milieu de cette fureur, l’économie de dialogues et explications n’empêchant pas de nous attacher aux freaks Imperator Furiosa (Charlize Theron, brutale) ou Nux (Nicholas Hoult, barré) au milieu d’un défilé à faire pâlir Barnum. Et qu’on se rassure, Max Rockatansky (Tom Hardy, burné) finit évidemment par renouer avec la légende que nous connaissions, en tout cas bien assez pour qu’on soit déjà dans les starting-blocks pour la suite de cette nouvelle trilogie annoncée, estomaqués que nous sommes par cette expérience exténuante et virtuose que représente Mad Max : Fury Road. Y a pas à chier, 2015 belongs to the Mad.

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Une Réponse à “Critique ciné : Mad Max – Fury Road”

  1. commeuneadorecente dit :

    Je conseille énormément Gone Girl, Addicted et Un voisin trop parfait

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