Archive pour mai, 2015

Critique ciné : Avengers – l’ère d’Ultron

27 mai, 2015

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Avengers premier du nom représentait un sacré défi en tant que premier crossover de la galaxie Marvel et premier essai du genre – à cette échelle en tout cas – dans l’histoire du cinéma, à l’exception de quelques gueuletons entre monstres sacrés du fantastique. Joss Whedon et sa team avaient alors brillamment relevé le challenge grâce à une écriture de haute-tenue qui ménageait une large place à la caractérisation des personnages et se servait de leur réunion comme moteur de l’action, légitimant par le fait l’entreprise tout en lui assurant de solides fondations. Maintenant que le gros du boulot est donc fait, Avengers : l’ère d’Ultron n’a plus qu’à capitaliser dessus. Mais si les responsables n’ont plus forcément besoin d’être aussi inventifs, ce n’est pas pour autant qu’ils cèdent à la fainéantise. Tout le monde trouve en effet de quoi s’exprimer, de la pléthore de personnages principaux jusqu’à un méchant présentant plus de charisme et d’humanité qu’on ne l’aurait cru. Et pour peu qu’on soit un minimum connaisseur, le fan-service fait que nous sommes régulièrement régalés de nombreuses et plaisantes surprises, comme autant de teasers de l’immensité de l’univers s’offrant à nos yeux. C’est donc dans un putain de rythme sans temps mort que se déroule la péloche, tout s’y enchaîne entre scènes d’action monstrueuses sans tomber dans la vaine surenchère et scènes d’exposition concises dans leur habile jonglage entre drame et comédie. Whedon et les gars de chez Marvel ont ainsi réussi à accoucher d’un blockbuster de très grande classe, peut-être pas la claque du premier mais Avengers : l’ère d’Ultron reste un spectacle d’une tenue comme on en croise pas souvent et rien que pour ça, il serait franchement dommage de bouder son plaisir. Rassemblement !

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Critique ciné : Robin des Bois, la véritable histoire

16 mai, 2015

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A priori, une nouvelle version de la légende du malandrin de Sherwood, ça sent la facilité à plein nez. Et pourtant en ce qui concerne ce Robin des Bois, la véritable histoire, il faut bien reconnaître qu’il s’agit d’un projet plus audacieux que la moyenne. Car si le cape et d’épée rigolo a connu de grands moments dans la comédie française, cela n’est plus trop le cas depuis longtemps comme en atteste le désintérêt total ayant entouré les derniers essais en la matière. Levez la main ceux qui ont vu par exemple Les Aventures de Philibert, capitaine puceau ? Ou Blanche ? Peut-être le remake de Fanfan la Tulipe ? Voilà. En gros, tout le monde s’en fout. Ce qui n’a donc pas empêché Max Boublil et son pote Anthony Marciano (Les Gamins) à la caméra de revisiter l’histoire de sir Robin, de faire de lui un antihéros dont la légende s’est construite à tort. Rien de très neuf en soi mais même avec ce genre de postulat, il y a largement matière à monter une petite péloche bien marrante, sachant détourner la superbe de la légende. Tristement, le duo ne joue même pas vraiment avec cela : sans attendre d’eux qu’ils fassent du Mel Brooks (gloire éternelle à son Sacré Robin des Bois), leur film manque de connexions et clins d’oeil aux différentes itérations du mythe et n’est pas franchement parodique en conséquence. Il braconne davantage sur les terres de l’anachronisme avec l’humour de ses auteurs qui détonne dans un cadre moyenâgeux. Attention, sans vouloir dépoussiérer quoi que ce soit pour autant. Ils ne peuvent effectivement pas trop se le permettre lorsqu’on constate le niveau général, beaucoup de gags tournant autant en rond qu’ils volent bas (l’homosexualité de Tuck, la mauvaise haleine de Petit Jean…). Quand en plus les seconds rôles sont sacrifiés (Quentin et Eric du Petit Journal) ou paraissent complètement paumés (Patrick Timsit, sous Prozac), nous ne sommes plus trop à la fête et Boublil se retrouve obligé d’en faire des caisses, non sans réussir à faire mouche en quelques occasions. Il faut dire que la réalisation ne l’aide pas des masses en se prenant un peu trop au sérieux car si l’image est plutôt soignée, reconnaissons-le, tout ça ne va pas chercher plus loin que l’esthétique et le registre des pubs parodiques de Canal + ou Canalsat. Pas très glorieux donc sans être totalement honteux non plus, Robin des Bois, la véritable histoire ne sera clairement pas celui par qui le genre renouera avec son heure de gloire. Nous attendons toujours le héros providentiel.

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