Critique ciné : Divergente 2 – l’insurrection

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Comme bon nombre d’adaptations de la littérature pour adolescent(e)s post-Twilight, le premier Divergente était considérablement encombré par son intrigue romantique qui n’aidait en rien une histoire de peu d’originalité. L’inévitable second puisque succès il y eut, Divergente 2 : l’insurrection, relèvera-t-il alors le niveau ? Il a en tout cas le bon goût de laisser un peu de côté les considérations amoureuses, l’héroïne n’y est plus une adolescente fleur bleue mais presque une femme faite, perturbée par les traumas de rigueur et prête à en découdre. C’est déjà ça. Hélas, cela est loin de suffire puisque de l’autre côté le film cumule un beau palmarès des tares de ce genre d’oeuvres, à commencer par des clichés en lieu et place de personnages et son scénario qui reste bien sagement dans les sentiers battus (sérieux, ça ressemble quand même beaucoup à Hunger Games). On progresse donc sur une morne plaine narrative et même lorsque le métrage pourrait prendre des risques, satisfaire à sa volonté de spectacle mâture, il se rétracte immédiatement de peur de choper une interdiction aux moins de douze ans (il faut voir comment on se débrouille ici pour garder la violence en hors-champ). Nous sommes en fait clairement devant une grosse machine de producteurs et comme si ça ne suffisait pas d’avoir une histoire inintéressante, les moguls se sont en plus démerdés pour saloper la narration en voulant à tout prix rester sous la barre des deux heures de durée. Comme à chaque fois dans ce cas d’école, ils veulent ainsi faire tenir trop de choses (le fameux gage de qualité «respect du matériau d’origine») en trop peu de temps et on se retrouve fort logiquement face à un enchaînement de scènes sans la moindre tension dramatique en dépit de tous les efforts déployés par le réalisateur Robert Schwentke, qui n’en finit plus de servir la soupe depuis Red ou RIPD Brigade Fantôme. Son désir de bien faire est palpable et se traduit même parfois par de petites scènes gentiment impressionnantes (très beaux effets spéciaux de destruction de bâtiments) mais cela se joue toujours sur un plan purement visuel, pas émotionnel, en conséquence de quoi le temps paraît démesurément long. Démesurément très, très long. Les avis auront beau ainsi diverger, il n’en reste pas moins que Divergente 2 : l’insurrection fera copieusement chier une large partie du public pendant que l’autre attendra avec impatience le troisième volet. En espérant pour les producteurs que ces dernières ne mûrissent pas trop d’ici là, sans quoi il n’y aura pas grand monde dans les salles.

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2 Réponses à “Critique ciné : Divergente 2 – l’insurrection”

  1. Young dit :

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  2. Claudio dit :

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