Critique ciné : Transcendance

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Sans être particulièrement original (Le Cobaye et sa suite avaient déjà exploré cette idée dans les 90′s), le postulat de Transcendance avait cela d’intrigant qu’on se demandait vers quoi ses auteurs voulaient tendre, jusqu’où ils iraient et par quel biais, ses différents trailers laissant entrevoir quelques curiosités non-identifiables. Manque de pot, le film ne prend absolument pas cela en compte puisqu’en guise d’introduction nous avons droit à son épilogue, lequel ne laisse planer aucun doute sur la direction que va prendre l’histoire. Pire, sur son aboutissement. Directeur de la photographie attitré de Christopher Nolan (ici producteur exécutif), Wally Pfister commence donc bien mal sa carrière en tant que réalisateur et la suite de son premier effort n’inversera pas la tendance. Outre une esthétique souvent baveuse et incompréhensible de la part d’un artiste d’ordinaire si carré, il semble en effet n’avoir retenu aucune leçon de son maître à penser et oublie totalement de rehausser son propos par du spectaculaire. A moins bien sûr d’être impressionné par deux mecs qui portent des trucs lourds (dont une machine à laver… waouh) et un autre faisant un saut de cabris risible pour grimper à une échelle… Cheap et minimaliste, la péloche donne le sentiment d’avoir coûté 30 millions de dollars dont les deux-tiers seraient allés directement dans la poche de Johnny Depp, jusque dans son scénario en vase-clos ne laissant de place à aucune ampleur. Si vous pensiez assister à la naissance d’un dieu de l’ère numérique, un Akira on-line, c’est râpé : on reste dans le désert, au milieu d’un trou de merde, et jamais nous ne verrons cet événement à une échelle plus large. A la place, on y préfère rester centré sur de petits groupes de gens qui palabrent pour ressasser sans cesse les mêmes idées, tout ça sans endosser le moindre point de vue entre les pro et anti-technologie alors qu’à l’évidence cela s’imposait, surtout avec le personnage de scientifique de Rebecca Hall qui risque l’Apocalypse par pur égoïsme amoureux. Là résidait le cœur de Transcendance selon son scénariste Jack Paglen et ça aurait effectivement pu être le cas sauf que, comme pour le reste, le métrage paraît autant indécis que prétentieux et nous noie sous ses ambitions contradictoires. Une fin du monde bien terne, digne d’une production Syfy qui péterait plus haut que son cul.

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Une Réponse à “Critique ciné : Transcendance”

  1. Point de Style dit :

    A voir pour Johnny Depp.

    Dernière publication sur Point de Style : Dragons 3 : Le Monde Caché, de Dean DeBlois

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